Joli Set de Kay Suzuki avant Leysin

Kay Suzuki aux platines

Kay Suzuki - DJ japonais installé à Londres

Figure de l’alternative worldwide beats underground londonien, le DJ japonais est l’invité du festival de Leyzin au printemps 2018.
Kay Suzuki livre ici un set aérien, parfait pour une session au bon air des alpes suisses. De quoi franchement avoir envie de prendre un train puis un téléphérique pour aller se poser écouter le line-up concocté par ce bon vieux Gilles Peterson. L’anglais continue à garder les oreilles bien ouvertes et ne perd pas de sa vista.
Congrats.

Kay Suzuki – Leysin mix

https://www.mixcloud.com/WORLDWIDEFESTIVAL/kay-suzuki-leysin-mix/
Je mets le lien direct, ça embed pas!!

Jetez aussi une oreille aux productions de K.Suzuki

Et sinon comme nous sommes début décembre c’est la Fête des Lumières à Lyon.
Il y a beaucoup de monde pour moi dans les rues.
En tout cas si vous passez par Lyon n’hésitez pas à vous balader. En écoutant Kay Suzuki par exemple !

Un Saludo – Compilation de Cumbias Mexicaines

¡Un Saludo!

Une compilation déclaration d’amour à la cumbia Mexicaine.

Comme un « Salut à Toi » qui arrive direct dans la boite mail.
Expéditeur identifié, de confiance : le label « Dutty Artz ».
Objet sexy comme une plage de Tulum : « Mexican Soundsystem Cumbia from LA ».
Le tout orchestré par l’ethno/anthropologue Alexandra Lippman. Ca sent le truc épais.

Cumbia mexicaine : la compilation "Un saludo"

Halte à la productivité au bureau.
Cet album, en fait une compilation, mérite tout mon intérêt. Casque vissé sur les oreilles face à mon laptop. Je lance le lien soundcloud d’un côté, le téléchargement du kit press de l’autre côté. Au-delà, par delà la bulle musicale qui commence à se créer, une sorte de Force plus puissante que n’importe quel Jedi en rêverait, et bien au-delà de plus en plus éloigné le bureau s’agite autour de cet espace immatériel entre les questions du quotidien.
Pas grave.
Je danse devant mes deux écrans. Juste les bras, juste le buste. Ces fauteuils avec dossier mobile et roulettes vissées au pied sont parfaits pour ça. Mes pointy boots m’empêchent de bouger les jambes 😉 !!

Cumbias Mexicaines

Cette sélection de morceaux mexicains de cumbia me renvoie directement à des émotions bien précises. D’abord la découverte du track de Celso Pina et Control Machete dans Babel, le film d’Iñárritu, aux souvenirs 90′ de Molotov, aux tracks de Toy Selectah et aux Rebajadas. Bref à toutes cumbias téléchargées à droite et à gauche, à ces CD-R commandés de l’autre côté de la terre, ou ramenés par des âmes bienveillantes.

La sonidera colombiana - Vampiros DJ
Quand j’avais un lecteur CD dans la voiture

Je retrouve au long des 13 morceaux retenus ce son bien crade et dégueulasse qui ne sort que de la rue. C’est bien rough, tu vois. Pas de chichis. Le clavier claque en mode bontempi, c’est limite midi parfois. Les MC saluent, commentent, tchatchent – « a gozar » !!

Ca colle, c’est poisseux. Le taux d’hygrométrie monte avec la sueur des danseurs. Et puis le tempo envoutant, lancinant, entêtant.

La seule limite à cet enthousiasme c’est que « ¡Un Saludo! Mexican Sound System Cumbia in LA » que ne sort que le 14 avril.

Alors je vous propose d’autres trucs ici à écouter pour essayer de vous faire comprendre quel genre de son vous trouverez.

Le fameux, ultime, énorme Cumbia Sobre el Rio, rencontre de deux générations de musiciens : Blanquito Man, Control Machete et Celso Piña.

Un remix de Molotov, magnifique groupe fusion mexicain des 90′ qui a produit quelques titres fous dont ce Puto, ici remixé par Toy Selectah. D’ailleurs vous pouvez à nouveau jeter une oreille sur son Mex More EP.

Une autre illustration avec cet absolu classique de cumbia rebajada et un morceau d’Aniceto Molina. Regarde la vidéo. Laisse-toi transpercer par le rythme poisseux, collant comme un vieux dub par une soirée trrroopical. Ecoute la cloche qui toc dans ton head.
C’est radical.

Il y a bien longtemps que l’on a pas parlé CUMBIA ici.
Entre le manque évident de nouveautés, les compilations des mêmes morceaux 1000 fois écoutés et pour ma part un manque de temps et de motivation.
En 9 mots : Plus de 10 années de blogging musical au compteur.

Les Work Songs de Jaimeo Brown

Alors que 2017 égrène lentement ses jours, que 2016 fini d’étaler ses linceuls toujours moins blanc que blanc, cette bonne amie la musique continue à me tendre ses bras généreux.
Et venir ici partager une certaine tendance à ne plus être d’accord.
Pourtant avant tout l’envie profonde d’être envahi de notes et d’accords : Work Songs.

Jaimeo Brown - Transcendence

D’abord évitez de regarder la vidéo ci-dessous.

Faites l’effort si minime de consacrer 56mn à écouter Work Songs. Je vous y invite parce que j’aimerais savoir si après avoir écouté l’album, vous aurez comme moi, la tenace impression que ce clip illustre parfaitement la musique. Comme une évidence.
A vous de voir.

« Avoir le courage de poursuivre un chemin qui n’est pas la voie qui s’offre à première vue ; c’est le seul moyen de savoir qui tu es vraiment » – Jaimeo Brown

1° album en tant que leader

Jaimeo Brown n’est pas un musicien qui vient de nulle part, loin de là. Le musicien s’est formé à NYC, s’est frotté a plus d’une session et laisse forcément trainer ses oreilles dans les rues sonorisées par le hiphop, le RnB où je ne sais quels sons.
A 38 ans, il est un batteur/percussioniste reconnu. Je vous laisse découvrir la liste de ses collaborations musicales, plutôt complet.

Mémoires et entrelacements

Le sideman a construit son album sur la mémoire. La mémoire qui se renouvelle à travers des samples découpés dans les enregistrements d’Alan Lomax parti enregistrer au cœur du Mississippi les chants de prisonniers enchainés, ou via ses propres enregistrements de gospels, de blues, mémoires orales vivantes d’un passé encore bien proche où les afro-américains n’existaient pas encore, les quotas encore moins.
Entrelacements encore entre les techniques, les influences, les styles. Autant de racines pour construire au final une seule et même identité. Et là on reconnait tout l’apport de Chris Scholar à la production impeccable du disque.
Avec Work Songs, Jaimeo Brown livre un véritable « concept album » – et VRAIMENT je déteste cette étiquette. Pourtant si l’homme revendique son héritage afro-américain c’est pour mieux le réinventer.

Sur ce canevas Jaimeo Brown a tissé l’univers de Work Songs.
Illustration immédiate avec Be so Glad.

Un Jazz noir, dans tous les sens
En lançant Work Songs n’imaginez pas vous plonger dans l’Amérique guillerette et inquiète des feuilletons télévisés.
Non. Vous entrez sur ces routes qui semblent ne mener nulle part. Là où entre deux étapes pour vous reposer de la poussière, vous vous arrêtez prendre un café. Sur ce parking de motel seules quelques carcasses rayées par les bouquets d’épineux desséchés poussés par le vente règnent. Dans le motel la pin up glamour qui tient lieu de pancarte dehors a 85 ans. Les subprimes illustrées. Il faut vivre.
Qu’il semble loin le délire onirique du café de Paris Texas.

Le Jazz de Jaimeo Brown est fier d’être noir (merci Marco Prince), mâture et forcément lucide.

Et le jazz.

Le Jazz réinvente sans cesse les traditions.

Ici le jazz se pare de tout ce que la fin du 20° siècle a creuser en sillons noirs de vinyles.
Le Hiphop omniprésent.
Culture mâture entre les mains du groupe. Au delà de l’art du simple collage, porté par l’ancêtre du remix : le standard. S’approprier un thème pour le faire sien. Retourner chercher ces chants anciens, scandés aux rythmes des travaux forcés. Ces chants au final fondateurs, infrastructure sur laquelle s’est construit ce que l’on a appelé le rêve américain.
Et si NYC tient une bonne place sur la carte de l’ « American Dream », cette carte de visite postale maintes fois filmée se situe bien entre le sud et le nord. Celui de Detroit par exemple. Ville des techno froides d’UR (pour ne citer qu’eux) ou d’un Just Another Nigga par exemple. Noire leur musique, froide aussi malgré le groove et le beat qui œuvrent comme autant de masques face à la crue réalité du quartier. Là où les joyeuses block parties ont laissé la place à The Wired, IRL.

Si la chaleur du sud semble bien loin, la clameur de la colère s’agrège.

Laissez-vous guider par Jaimeo Brown, un compagnon musical bien plus efficace que n’importe que prospectus commercial pour (re)découvrir ces USA en ce moment salement bafoués.

Jaimeo Brown Transcendence : Live chez KEXP

L’album est disponible chez Bandcamp par ex.

Décès de William Onyeabor

William Onyeabor est mort

La nouvelle est tombée via la newsletter de Luaka Bop.

Le label de David Byrne avait bataillé quelques années pour pouvoir sortir la compilation Who is William Onyeabor. Finalement en 2013 le disque était sorti et avait fait grand bruit auprès des amateurs de musiques africaines.
Soyons sincères, c’est grâce à ce disque que j’avais découvert la musique afro-funk du fantastique William Onyeabor.

Voilà le seul et unique documentaire à son sujet :

Je ne pense pas être le seul puisque des huit albums du nigérian je n’en connaissais aucun. Normal puisque le musicien s’est complètement retiré du monde de la musique en 1985.
En revanche quand a déboulé cette compilation elle a tourné un paquet de temps sur la platine, sur l’ordinateur directement en direction des oreilles !
En fait j’ai été passionné par le son unique de clavier, complètement psychédélico-Bontempi et son jeu délicieusement groovy. Du coup c’est vrai que c’était aussi un bonheur d’alterner avec du Francis Bebey.

Jetez-vous sur la musique de William Onyeabor, vous ne serez pas déçu, elle n’a pas vieilli.

Voilà un set dédié à ce grand musicien.

Le Teaser vidéo le plus Funky du Monde

Comment faire un teaser Vidéo ?

George Clinton a annoncé la sortie de  prochain album « Medicaid Fraud Dogg » via Periscope. Si comme moi vous n’étiez pas devant votre écran à ce moment là et bien remercions l’amateur de funk qui a enregistré ces 14mn de vidéo musicale pour les mettre à notre disposition sur YT.

George clinton : funky teaser video

Les ingrédients de son teaser vidéo sont les suivants :

  • une maison
  • une voiture
  • un smartphone
  • le Funk de « Medicaid Fraud Dogg »

Si la recette semble facile il faut néanmoins avoir le son le plus FUNK à partager. Mais ça c’est le truc de George Clinton, cela fait 60 ans que cela dure et l’homme garde la fraicheur créatrice. On l’entend à travers les extraits qui filtrent entre la voiture, le jardin et la véranda de la maison.

Jetez un œil plus oreille.

Funk DIY

Aujourd’hui George Clinton est comme tous les autres musiciens du Monde.

Il n’a pas d’autre solution que de se débrouiller pour que les fans de Funk(adelic) soient au courant qu’un album sera prochainement disponible.
Dans cet esprit le musicien utilise ce qu’il a sous la main, facilement à disposition.
Perso j’adore le son de sa vidéo ; en fait ce qui me plait c’est le son qui sort de la voiture ; j’ai toujours adoré la hi-fi dans les bagnoles. Et le volume qui monte ou redescend en fonction de l’ouverture de la porte.
C’est juste inimitable. C’est une expérience que l’on a tous vécue un jour, soit à l’arrière de la voiture des parents, soit avec des potes en mode bringue dans la voiture.
Alors profitons encore de ce son choisi avant que les GG car et autres nous dictent ce que l’on doit écouter et que les paroles de George Clinton/Parliament/Funkadelic sont vraiment pas correctes.

C’est bien ça qui est bon. Bootylicious.

En attendant la sortie officielle du prochain album de la galaxie Parliament-Funkadelic, connectez directement avec le Mothership via Ice Cube et Kendrick Lamar : « Ain’t That Funkin’ Kinda Hard on You? (We Ain’t Neva Gonna Stop Remix)

Du HipHop à Lyon, fabriqué par LUTĒCE

A Lyon, LUTĒCE concocte son Hip-Hop

Un hip hop, ou Trap vous choisirez, sombre, bas avec quelques éclairs de lumière dans chaque track. Comme dans chaque clip.
Ou cette image de LUTĒCE.

Lutece, musique hip hop de Lyon

LUTĒCE, producteurs touche à tout

Le crew qui gravite autour de LUTĒCE est une association de faux branleurs, vrais bricoleurs, faux apathiques et vrais speed.
Depuis une année que pour diverses raisons ils sont apparus sous mon radar, ces gars n’ont pas trainé.

Les images de LUTĒCE

C’est comme cela que je les ai découvert. Parce qu’être indé aka indépendant aujourd’hui c’est d’abord être capable de financer son propre boulot. Pour cela pas d’autre alternative que de gagner sa croute.
Et gagner son argent c’est se financer, se donner le temps de produire son propre univers. Pour tester ses propres idées de réalisation il est nécessaire de tourner, s’entrainer, s’entraider pour progresser. De bons appareils photos en mains, un laptop que tu peux transporter et de longues heures à monter.
Patience. Tests. Au début le clip c’est long.
Ces gars apprennent vite et bien. Aujourd’hui ils sont autonomes avec un vrai savoir-faire. Ca va plus vite.

Les locaux le savent et font déjà appel aux skills de Ian Vandooren et Bogus. Alors quand vient le temps de faire un 1° vrai clip pour ton groupe et bien on va vite, on traine pas en gardant de l’efficacité. Contrainte d’un mode de production DIY qui devient créativité.

Dans Sans Elan, le clip qui accompagne la sortie de LAPSE, 1er EP des neo-lyonnais, ce travail se voit.Le taff de PIĒGE et Bogus est propre.
Regarde.

La production sonore de LUTĒCE

Hiphop ou trap je me demande faussement. Peu d’importance à mes oreilles cette différence. Avec mes cheveux blancs j’ai d’abord écouté du hiphop et en matière de trap je n’y connais presque rien.
Ce qui est certain c’est que LUTĒCE traine ses baskets dans une génération baignée de hip hop tant dans son approche musicale que dans sa manière de créer et produire sa musique.
Marty et Ian Vandooren le duo aux micros de LUTĒCE conçoivent leurs propres beats et productions. Le second produit aussi pour d’autres (à écouter ici pour les curieux). Ian et Marty se sont aussi rapproché de King Doudou plus connu ici sous le nom de Douster ; c’était au temps de Myspace 🙂
La collaboration de ce crew installé à Lyon commence à porter de jolis fruits. C’est ce qui s’est dit sur les bords du Rhône à l’issue de la release party de LAPSE, cet EP composé de 5 morceaux. En tout cas je note l’enthousiasme de King Doudou pour annoncer cette soirée hip-hop lyonnaise :

JEUDI les amigos de SURL font la release party de l’EP de LUTĒCE sur lequel j’ai fais les prods avec le grand Ian Vandooren et pour l’occasion je vous prepare un bon vieux set 100% RAP de jeune branleur 😀

Pour écouter LAPSE de LUTĒCE pas encore d’autre choix que de cliquer LA.
LUTECE – LAPSE EP : sortie le 24 oct. 2016

En attendant une playlist 100% LUTĒCE

 

Boiler Room à Sao Paulo avec Marginal Men

Boiler Room à Sao Paulo

On ne présente plus les Boiler Room, ces sessions au cours desquelles quelques DJs se succèdent derrière les platines. Si le concept est un succès, il arrive aussi parfois que l’on s’ennuie ferme à l’écoute.
Il y a eu quelques sessions enregistrées à Sao Paulo ; chaque édition révèle un vrai moment de musiques. Derrière les platines des DJ qui jouent vraiment, le sourire aux lèvres et derrière eux un public venu participer, danser, chanter et non pas se montrer…
Ces Boiler Room à Sao Paulo sont un moment chaleureux qui se ressent en direct dans ton casque audio devant ton écran. Et encore une fois Sao Paulo s’impose comme une capitale musicale incontournable aujourd’hui, que ce soit du côté des musiques électroniques au sens large comme de la production musicale plus orchestrées, c’est à dire avec de vrais musiciens dedans.

J’ai fait mes courses sur les internets et effectué une sélection toute personnelle de différents sets. Je vous laisse les enregistrements vidéos : une occasion immanquable de voir la technique de mix de chacun et/ou de laisser tourner.

Marginal Men : découverte #1

Je m’intéresse aux Worldwide Grooves depuis un bon moment. Cette scène mondiale réinvente les classiques, les remix, les édit, les mashupise en mêlant les sons traditionnels d’une culture musicale populaire aux influences et techniques électroniques. Je ne suis pas/plus surpris tous les jours. J’aurais même tendance à dire que cela ronronne un peu.
Les Marginal Men m’ont surpris. D’abord un bon retour sur ces sons Baile Funk qui nous ont bien renversé au milieu des années 2000. Et puis ils ajoutent une touche qui lorgne du côté de la Bass Musique qui m’est si chère. Le combo créé par les 2 gars de Marginal Men fonctionne bien : dansant et pêchu.

DJ KL Jay : découverte #2

Je ne connaissais pas Simoes Kleber aka DJ KL Jay.  Ce gars speed est pourtant un ancien puisqu’il a commencé à enchainer des disques dès la fin des années 80.
Au programme de ce set d’une heure : dextérité aux platines, grosse culture musicale Hip Hop dans le bon sens : c’est à dire sans frontières, maitrise parfaite des fondamentaux et enfin la touche brésilienne, mélange de sons durs et de morceaux de parfaits lovers.

DJ Nuts, toujours là

Cela fait longtemps que j’écoute ce que produit Rodrigo Velloso, connu sous le nom de DJ Nuts. On a écrit quelques lignes sur le blog au sujet de cet homme de Sao Paulo.
Il livre ici une fois de plus un set dans lequel il jongle facile entre anthems brésiliens, classiques Hip hop, le tout avec une fluidité technique tranquille au service de la soul et du groove balancao. Il construit en live ses propres morceaux et versions : Hommes crabes + Beastie Boys par ex.
Pur hiphop.

Enfin si de votre côté vous avez quelques découvertes qui arriveraient du Brésil, pas forcément Sao Paulo… Partagez !!!
Les commentaires sont là pour ça.