Reggaeton : une playlist 100% filles

Reggaeton chanté par des filles

Du reggaeton et des filles MC

Un mix de reggaeton composé uniquement de morceaux chantés par des filles.
Découvert via le profil de Clara ce set de quelques 40 mn fait la part belle à ce style originaire des Caraïbes, reconnaissable entre tous grâce à ses riddims particuliers et syncopés inspiré du Dem Bow.
Le reggaeton se caractérise vraiment par les emprunts effectués du côté du dancehall et du hip-hop. Pour les curieux désireux d’en savoir un peu plus sur les racines du reggaeton.

Le reggaeton : une musique musclée

L’univers dans lequel s’est créé et développé le reggaeton est l’Amérique Centrale d’abord avant de monter vers les USA et sa grosse communauté hispanique.
Une communauté qui danse, remue, et qui est plutôt un espace masculin. On pense notamment aux gangs qui structurent une partie de la population de langue espagnole.
De fait les filles ne sont pas forcément très représentées ; en tout cas pas en tant qu’artistes. Les dames sont souvent utilisées comme faire valoir dans les clips reaggaeton de chanteurs.

100% de filles dans cette playlist reggaeton

Clara livre l’intégralité des morceaux qu’elle a sélectionné pour nous faire découvrir le côté féminin du reggaeton dans cette playlist qui abaisse le niveau de phéromones d’un côté pour le faire monter de l’autre.
Son envie était de montrer et faire écouter des « chicas en reggaeton ». J’espère que cette liste vous donnera envie de creuser un peu du côté de ces artistes qui chantent, « reggaetonnent » en espagnol. Je vous glisse plus bas un lien vers une vidéo pour apprendre vos premiers pas et danser.

Noms des filles MC et de leurs morceaux :

Glory Glow- Suelta como gabete
Beibi G – Quita y pon pon
Demphra – Tilin tilin
Heidy Brown – Yo te mantengo
Adassa – La manera
Tomasa del Real – Préndelo
La Sista – Machúcalo
La Mulata – Bailame
Planta Carnívora – Sopaipigol
La Hill – Paso a paso
La Insuperable – La que ta buena soy yo
Lisa M – Así es que eh
Ivy Queen – Que lloren

Alors on l’écoute ce set mix reggaeton 100% filles ?

Avec le printemps qui déplie lentement ses rayons de soleil, je vais reprendre une publication plutôt orientée vers des musiques ensoleillées. En préparation quelques billets avec des mixs, si possible réalisées par des filles.

J’ai failli oublier : apprendre à danser le reggaeton pour épater les filles !!

Elza Soares, chanter son Brésil jusqu’à la fin

Mais Um Discos annonce la sortie de « The woman at the end of the world (A mulher do fim do mundo) », un disque pour lequel Elza Soares s’est entourée de la crème des musiciens de São Paulo.

Elza Soares

Un disque apocalyptique

La chanteuse brésilienne pour ce 34° album (ça calme ça..) semble plutôt énervée ; ce disque est l’occasion pour elle de mettre en musique et en mots sa colère de voir son pays natal sombrer dans la violence, dans les violences.
Les 11 morceaux de « A mulher do fim do mundo » seront apocalyptiques, violents et la douce samba sera passée à la moulinette du Rock, du Free-jazz, de l’électronique ou de guitares dissonantes.

L’extrait en écoute au-dessus synthétise cette rage, ce blues, la saudade est déjà étripée à travers les cordes vocales d’Elza Soares.
De notre côté nous sommes impatients de découvrir l’intégralité de l’album. Si l’extrait met l’eau à la bouche (ou aux oreilles) jetez une oreille attentive à ce qui suit :

Mulher do fim do mundo – Elza Soares

Chanter jusqu’à la fin

Savoir qu’à 70 ans passés celle qui s’est faite porte-voix des femmes blessées, des Queers, des opprimés de tous genres, est capable de mobiliser la jeune garde brésilienne autour d’un projet musical de cette envergure est une bonne nouvelle ; on peut ici une nouvelle fois remercier l’équipe de Mais Um Discos pour leur extraordinaire travail.
Ne vous trompez pas, le constat de l’artiste est sans appel : le Brésil est aujourd’hui TOUT sauf un paradis tropical.
De toute manière Elza Soares annonce clairement pour présenter « The woman at the end of the world » que rien, ni personne ne l’arrêtera.

Laissez-moi chanter jusqu’à la fin.

Rendez-vous donc le 20 mai pour la sortie de ce disque.
Vous pouvez dores et déjà le commander ici.

DJ Nuts pour Boiler Room à Recife

Boiler Room à Recife au Brésil : Dj Nuts

DJ Nuts: classiques brésiliens mixés

Boiler Room dans le Nordeste brésilien

Quand j’ai attaqué le blog les sessions Boiler Room n’existaient pas. Je me souviens de sources de mixs comme Blentwell, le site n’est plus en activité. C’était un agrégateur de sets : le DJ soumettait son mix, qualifiait son style et cela générait un flux RSS. Parfait. La musique venait à toi.
Aujourd’hui pareil en beaucoup plus abondant, de partout autour du globe, dans tous les styles. Je reconnais qu’au delà de l’évidence marketing qu’il y a organiser ces sessions, Boiler Room contribue largement à faire circuler les musiques ; tant mieux pour nous qui sommes curieux.
Recife est une ville importante pour les croisements musicaux au Brésil.
C’est une ville porte vers le Nordeste plus noir de ses carnavals. Recife est aussi la patrie des hommes crabes de Chico Science.

DJ Nuts aux platines

Cela fait longtemps qu’on suit Nuts ici. Notamment depuis qu’il avait guidé l’équipe Stone Throw au Brésil sur les traces des maitres des rythmes brésiliens : c’était à l’occasion du documentaire Brasilintime.

C’est chouette de l’écouter mixer, Nuts ou Rodrigo Velloso est un monstre  parmi les DJs brésiliens. En écoutant son set vous allez comprendre rapidement. Il se balade tranquille entre les styles et les époques tout en gardant le sens du balançao.

Je ne spoilerai pas mais il est certain que je posterai un autre mix de cette Stay True Brazil de Boiler Room.
D’ici là vous trouverez d’autres sets enregistrés à Recife ici.

Ho99o9 signe la fin de la récré

Ho99o9, c’est pas que l’attitude

Ho99o9 Live
Crédit photo : Montecruz Foto => flickr.com/photos/libertinus/

Ho99o9 interpelle et appelle à descendre dans la fosse d’un concert que j’aimerais vraiment voir en vrai. En amuse-gueule introductif voilà « Da Blue Nigga From Hell Boy » :

De solides bases musicales

Tout juste découvert par une simple vidéo : le combo Ho99o9 (cela se prononce horror) viole les fondamentaux du punk hardcore et du rap énervé pour projeter ses tracks directement en dedans tes rétines, tes tympans, et  tout autre espace de ton corps ; par exemple tes tibias.

Leur fusion est trépidante, creuse dans tous les sens et cette présentation est plutôt juste :

Ce n’est pas du rap, ce n’est pas du punk, c’est le rejeton radioactif issu de cette union.

L’ambiance n’est pas aux smileys. Ho99o9 tape dans le dur, cogne dur et le fait savoir. Les références à Bad Brains me semblent évidentes : jette une oreille sur « Cum Rag » par ex. ; on le retrouve aussi dans l’attitude du duo. Ce n’est pas pour me déplaire.
Leur utilisation de l’électro est massive

A ce jour le nombre de morceaux disponibles est encore maigre, mais les quelques EPs disponibles, principalement en téléchargement libre donnent envie d’en entendre plus ; je vous laisse faire preuve de curiosité envers ce duo qui vient du New Jerey.

Voilà la dernière livraison de cette paire de farfelus ; c’est une mixtape, et cela s’appelle « Dead bodies in the lake ».

Musique à voir Live

Ils ont joué en novembre dernier à Paris et j’espère que l’on va vite les retrouver en France, Lyon par ex.
Enfin dernier truc, vous pouvez aussi en savoir plus sur Ho99o9 en cherchant dans Google.
Fou non ?

Une image d’Ho99o9 en live pour la route :

Ho99o9 en concert
Image empruntée chez killyouridols.com

DJ mix du vendredi avec Turbo Sonidero

Turbo Sonidero, dj set du vendredi

C’est une vieille tradition ici que de finir la semaine avec une sélection de quelques morceaux qui ont animé les oreilles du Selector pendant la semaine.
Le vendredi a ceci de particulier que le lendemain c’est samedi ; aussi incroyable que cela puisse te paraitre lecteur amateur de musique, c’est peut-être la recette de mon sourire devant mon écran.
Je crois que cela tient aussi au simple plaisir de partager ce set de Turbo Sonidero.

Ce mix récent lui a été inspiré par une excellente soirée passée vendredi dernier :

Last Friday I played one of the best parties I have played in years called Club Chai, Oakland. Made a mix inspired by that night.

Et comme son genre, son style à Turbo Sonidero c’est la Tumbia, une contraction entre Cumbia et Turbo, voilà quelques tracks de ce producteur installé en Californie, au-dessus de son Mexique natal.

Tumbias par Turbo Sonidero
Vous en trouverez plein d’autres en allant fouiller sur son soundcloud ; une fois sur place utilisez aussi le hashtag #tumbia si ce genre urbain et latin vous plait.

Pour finir si certains parmi vous ont quelques morceaux de tumbia à partager n’hésitez pas ; je prends aussi les cumbias !

Et pour les curieux qui ont eu le courage de lire jusqu’ici : Bonus Tumbia.

10 ans de Musiques sur le Goûter

Fin de la pause & Retour en ligne

Voilà le 1° billet posté sur Le-Gouter.Com ; c’était le 8 décembre 2005 et commençais sans que je le sache vraiment 10 ans de blogging musical. Ce 1° billet attaquait de cette manière :

Souvenons-nous, il y a dix ans nous faisions semblant d’apprendre que la guerre en ex-Yougoslavie faisait des milliers de morts. Que se passe-t-il aujourd’hui ?

Nous sommes 10 ans plus tard !
Quel bilan tirer de tout ça ?
Beaucoup de choses.
Synthèse.

D’abord l’humain.
Ce blog a été un vrai moteur de rencontres. Je l’ai encore mesuré le 29 décembre 2015 à Lisbonne en compagnie de Jérémy que je n’avais jamais rencontré en vrai. Je peux vous citer encore un paquet de noms.
La musique est un formidable connecteur.
Grâce à ce site j’ai pu faire de la radio, aller dans des endroits fous, aller passer des disques à 4h du matin, discuter avec des connus/pas connus/à connaitre, participer à des festivals, trouver du travail, hurler de rire, recevoir des tonnes de musiques…

L’expérimentation bien sur.
Le-Gouter est né avec/sur un Dotclear 1. Blogguer ici a été un vrai relais de ce que je faisais sur ce blog là ; ici écrire plus libre sans forme obligée, dérouler son style.
Ce blog a toujours été « open bar » ouvert à ceux qui avaient d’écrire, ou ceux à qui je disais : « allé steup vient écrire quelques lignes, y’a que toi qui connait ça ». Pas facile de tenir. Je remercie l’équipe passée par ces pages via les travées de leur clavier en ces 10 années.

Les épreuves aussi et la lassitude.
Cela se voit facilement si vous parcourez les archives ; à certains moments, rien à dire tout simplement, à d’autres l’épuisement tout court, ce fut le cancer ; un rite initiatique.
Cela s’est traduit par une totale impossibilité d’écouter de la musique. Seul le bruissement des feuilles de bambous au fond d’un jardin était audible. Et puis un jour j’ai recommencé à pioché dans mes disques (oui je fais partie de la génération qui a acheté des disques) ; j’ai repris les bases, les standards. Et petit à petit s’est revenu.

Entre-temps.
Entre-temps j’ai oublié de renouveler l’hébergement du site. Il me restait un joli fichier .txt avec une sauvegarde basique via Dotclear – c’est pour cela que j’en parle au-dessus – je suis pas super pointu en bases de données. J’avais besoin d’aide. Et on m’a aidé. Le-gouter.com est aujourd’hui sur WordPress.
D’ailleurs voilà une synthèse de la « refonte » : en fait ce n’est que le début. C’est le bordel ! Je commence à nettoyer. Mais voilà comment cela s’est passé.

La mutation du blog en 5 images

Refonte de site : phase 1
D’abord prendre conscience du merdier
graphisme-©212
Ensuite se pencher bien près de l’écran
olivier coet-1
Ne pas dormir cela n’aide pas
graphisme-©96
Arrivée du jedi et travail intérieur
graphisme-©109
Arrivée de la 1° V2 en 10 ans

J’envoie maintenant un grand merci à Mr Gael de chez Fredel.fr qui a tout dépatouillé. En même temps un pauv’ Dotclear c’est facile quand on se cogne du Magento à côté ^^. Donc BIG UP Gaël. Au passage si vous avez besoin de gars qui maitrisent WordPress, n’hésitez pas.

Horizon et Perspectives
J’ai toujours dit et soutenu que ce blog je ne le lâcherais pas. C’est véritablement depuis le début une forme de ma mémoire. La musique ne s’arrête pas.
Il s’est passé un paquet de trucs en 10 ans et en disant.

J’aime ça.

Enfin comme je suis un gars hyper bien mal élevé je remercie Mr © Coet, graphiste et (orig)ami cher, qui a dessiné la pochette de la 1° compilation faite avec la Blogothèque, tous les stickers Le-Gouter.Com et encore mille autres choses. Du coup je suis allé emprunter les illustrations de la refonte. Sorry Oliv’.

Musique
Je vous retrouve bientôt.
En attendant un morceau qui m’est cher et qui symbolise aussi les « WorldWide Grooves, Cosmopolitan Beats & Urban Bass ».
J’avais eu la chance d’assister à ce concert de Dom La Nena et Rosemary Standley et c’était je crois le morceau d’ouverture.