vendredi 26 mai 2006

Les Red Hot à la Nouvelle Star

La nouvelle star sur M6 arrive en demi finale. C'est le stress maximal entre des candidats de haut niveau à ce que j'ai entendu devant ma télé.
Découverte de la séquence 'genre dans les coulisses', je nous montre dans notre intimité. Rien de grave. Au contraire à l'écoute du jingle d'intro c'est la guitare (Hillel Slovak), rythmique sèche et funky puis la basse de Flea, californian home made groove, c'est quoi déjà ?
Blind test intérieur... 1. Red hot Chili Peppers 2 . Freaky Styley 3. c'est quoi déjà de ce morceau yeahh The Brothers Cup !! Résultat de la culture d'un concepteur sonore ou d'une recommandation de Manu Katché... on s'en fout, les Red hot Chili Peppers sont invités à la Nouvelle Star.
En s'interrogeant sur le futur de la télé face à la montée inéluctable du web qui modifie les usages en profondeur comme média de diffusion facilitée de contenus choisis, Philippe Astor nous fait un cadeau au passage avec une heure des RHCP en live. Je dois le reconnaitre, le temps passe, ils restent bons et proposent un fil RSS sur leur site.

Pour célébrer cet instant de télé française, deux extraits de Freaky Styley :

  • d'abord le morceau du jingle : The brothers cup, Freaky Styley (EMI 1985)
  • pour le deuxième une longue hésitation post Nuits Sonoriennes m'a occupé entre un hommage : If you want me to stay, reprise d'un morceau culte de Sly and the Family Stone et finalement ce Yertle the Turtle, Freaky Styley (EMI 1985) pour cruiser west coast en attendant la Funky cold medina d'onc' Tone Loc.

mardi 23 mai 2006

Ma VIP à Cannes

Posséder des pass à 3 avantages : ne pas faire la queue, ne pas payer et s'amuser. La journée d'hier fut une compile de tout cela.

Invités à déjeuner sur la terrasse du Noga Hilton (t'y aurais vu la vue !!!) où l'on rencontre le talentueux Emmanuel Mouret, où l'on se retrouve à la table de l'un des responsables de la Quinzaine, et où l'on mange avec ses lunettes de soleil parce que bon.

Un petit tour dans l'après-midi sur la terrasse d'Un certain regard où, même si on a pas la carte pour y aller, nous avons nos petites habitudes et le videur timide du pied de l'escalier n'ose jamais nous arrêter même si votre serviteur freine coupablement au lieu de foncer sûrement.

Le soir par des stratagèmes qu'il serait long et ennuyeux de divulguer, nous pouvions enchaîner 3 soirées. C'est donc dans une logique géographique que nous partâmes tout d'abord au village internationnal où Ca brûle faisait sa fête. Vous comprendrez qu'on ne peut se contenter de fraises dans des assiettes en plastique et de trop rare champagne pour rester dans un endroit pareil. Les palmitos découverts tardivement n'y changèrent rien.

Direction la Croisette où nous laissâmes le Pink Paradise et la soirée HPG de côté pour se diriger vers la fête Moretti. "Un carton, une personne" nous dit fier l'imbécile videur. "L'attaché de presse nous avait dit qu'on pourrait rentrer à 4" essaya naïvement le porteur de la carte. "Les attachés de presse sont des menteuses" trancha le gentil monsieur.

Dans nos têtes, nous entrevoyions l'obligation d'aller vers les mondes assurément sodomites du Pink, et cette idée ne faisait pas l'unanimité.

Tout à côté de la soirée Moretti se tenait, sur la plage privée d'à côté, l'énorme soirée Semaine de la Critique mais sans carton, pas possible d'entrer. Magie du festival, une emminente personnalité montra le bout de sa tête alors qu'il pénétrait dans la fête. Un "houhou + prénom" énergique et 3 minutes après une fin de soirée arrosée fut définitivement gagnée. Inutile de continuer plus loin ce petit résumé, une soirée est une soirée. Un événement particulier se produisit tout de même. Un fêtard s'improvisa nageur, et sans maillot, se baigna à poil. Il avoua, une fois revenu sur la plage et certainement déssoulé par la grande bleue, qu'il voulut surtout montrer sa petite blanche.

Côté film, ai vu Uro, polar scandinave caméra à l'épaule sans grand intérêt sauf si vous aimez le norvégien et Flandres de Dumont, description trop crue de bourrins du nord sauf si vous aimez le chtimi.

Je retourne sur la planète terre ce soir. La gravité risque d'être difficile à supporter.

lundi 22 mai 2006

Blogs autour du festival de Cannes

Rod, nouveau venu sur le Goûter est aussi notre envoyé spécial sur le Festival de Cannes. Il fait un boulot formidable depuis trois jours, jonglant entre les nécessaires pass donnant accès à la salle où il faut être, les cocktails où mondanité rime sometimes avec vulgarité et je m'arrête avant de m'emporter.

Bien sur qu'il a un secret cet agent festivalier. Evidemment nous ne pouvons le réveler.
Sachez juste que l'homme est accompagné. Il s'agit d'une grande professionnelle. De celles qui savent faire tomber la garde du vigile d'un clin d'oeil, faire céder les portes closes d'un coup de bottes (I'm kidding, ma'am) et clouer d'un seul coup de langue le bec d'un blanc-bec qui aurait cru que...

Bien que cette équipe de choc fasse un boulot formidable, ils ont aussi un vrai métier. Voici donc une sélection de liens vers des blogs qui arpentent aussi les travées de Cannes où pour une fois l'âge moyen de la population redescend sous les 73 ans (ce qui n'arrive qu'une fois pas an).

Entre autres, quelques blogs autour du Festival de Cannes : Cinelogs, Fluctuat, GuiM weblog (2° année de mémoire pour lui), le blog du festival, Allociné, Chronic'art, Journal du Dimanche, Le Monde, 20 Minutes, et enfin l'Express 1, 2, 3, 4, 5 et 6.

Si vous aimez le septième art, les stars et les escaliers rouges vous devriez y trouver votre compte.

Et pour notre Rod à nous un peu de music avec une spéciale dédicace avec ce mix hommage à The Lone Ranger : dance hall sur les plages de Cannes. Selecta par Grant Phabao pour ParisDJ.

Ma vie à Cannes, part 2

Toujours équipé de mes lunettes, je continue à arpenter la Croisette à la recherche du film fabuleux, et vais de déceptions en bonnes surprises.

Malheureusement, je n'ai pas pu voir Bug, et vais devoir attendre la sortie.

La grosse déception, qui a commencé à 8h30 ce matin, est le Caïman de Nanni Moretti. Chiant, longuet, poussif, c'est pendant 1h30, la vie d'un ancien réalisateur de série Z qui essaye de monter la production d'un projet d'une inconnue sur Berlusconi. Avec en toile de fond la séparation du bonhomme d'avec sa femme. Les 20 dernières minutes montrent Moretti himself jouant le rôle de (hurlu)Berlu. La jeune réalisatrice a disparu et c'est notre héros qui est passé derrière la caméra. La fin, que j'hésite à vous raconter mais bon, tente d'être grandiose mais ça arrive un peu trop tard. Les mauvaises langues affirment que Moretti l'a monté en direct et que chaque séance sera différente.

Autre déception ce matin à la Quinzaine des réalisateurs, la séance de On ne devrait pas exister, de HPG, a été interrompu pour cause d'un stupide exercice-incendie qui n'aurait pas dû avoir lieu. C'est très rassurant pour tous ceux qui comme moi, doutent de leur compétence : dans le plus grand festival du monde, les conneries d'amateur peuvent aussi se produire. Le film est un ofni (f pour filmé) en vidéo où Hervé-Condoman, star du X, tente de devenir un acteur plus classique. Apparemment, ce n'était pas gagné.

L'excellente surprise, c'est Changement d'adresse de et avec Emmanuel Mouret avec, entre autres, Frédérique Bel (la minute blonde) et Dany Brillant. Film très drole mais pas que, la blonde fait un super numéro de collocatrice très caline habitant avec l'anti-héros-réalisateur professeur de cor (profession ambigue qui nous donne une ouverture de film hilarante), amoureux de son élève. C'est un film très attachant, tout fonctionne parfaitement. La réussite est telle qu'on aurait presque envie que ce soit une série télé, qu'on puisse passer une demi-heure tous les jours avec cette petite bande. Sortie le 21 juin. Courez-y.

Les touristes du week-end sont partis mais, devant les marches du palais, les escabeaux cadenassés aux barrières anti-émeute sont toujours aussi nombreux.

dimanche 21 mai 2006

Ma vie à Cannes

Etant petit nouveau dans le métier, je découvre le grand festival pour la première fois et pour quatre jours. Dans le train, les gros moustachus jouant à la belote fleuraient bons la Provence et le farigoule. Mais dès la gare, je suis plongé dans un univers international où si t'as pas de lunettes de soleil, t'es rien.
Hôtel, dépliage des chemises froissées, pipi et c'est reparti vers le Palais des festivals pour chercher l'accréditation. Bunker énorme, hotesses sympathiques, accred OK, sac rempli de catalogues, tout est bon, voire bonne.
Direction la Quinzaine des réalisateurs où une autre accréditation attend et un pass coupe-fil d'attente et terrasse VIP Hilton où j'irai boire une bière et un pastis à l'heure de l'apéro. Retour au Palais où je décroche inespérément un pass coupe-file pour la salle Debussy uniquement. Armé de deux badges et ressemblant enfin à plus de 90% de la population, c'est parti pour le cinéma.

Ai vu deux films.
Serambi, sélection Un Certain Regard, film docu indonésien tourné deux mois après le tsunami. Dans des paysages forcément dévastés, on suit 3 ou 4 personnages au caractères différents qui essayent de réapprendre à vivre ensemble, qui regrettent leurs familles, leurs potes. En introduction et en conclusion, on voit défiler d'autres personnes qui cherchent encore des corps par encore retrouvés avec le vain espoir qu'ils soient vivants. Terrible.

Le soir, à la Quinzaine, Les Anges Exterminateurs de Jean-Claude Brisseau. Sur un réalisateur qui cherche à tourner un film tournant autour des petites trangressions sexuelles qui donnent du plaisir. Il fait passer des tests (les scènes de masturbation et de lesbiennes sont magnifiques) et va se retrouver dans un engrenage implaccable. Un film complet, superbe et renversant.
Je m'apprête à aller voir Bug, au Marché du film (c'est pas sûr que je puisse rentrer), de William Friedkin (l'Exorciste), qui selon un Inrockuptible, est le chef d'oeuvre du festival.

mercredi 17 mai 2006

Talkin' that talk réédité !

Talkin' that talk le dictionnaire anthologique du langage musical noir de Jean-Paul Levet (qui a écrit quelques articles pour SoulBag entre autres) est enfin réédité. Enfin c'est ce qu'annonce Amazon.
Voilà une vrai bonne nouvelle. Ce livre qui date de 1993 est indisponible depuis des années alors que c'est une référence incontournable pour comprendre les subtilités de la musique noire américaine du vingtième siècle. Quand on mesure le poids de l'influence des innovations tant musicales que poétiques des noirs américains sur la musique actuelle ce dictionnaire anthologique est une source inépuisable de connaissance et de compréhension.

Un exemple de ce que vous pouvez trouver dans Talkin'that talk avec cet article de Jean-Paul Levet qui propose quelques expressions clés pour s'y retrouver dans les pratiques magiques afro-américaines.

Ce livre doit devrait figurer sur toute étagère de bibliothèque de passionné de musique. Toutes les expressions clés du blues, du jazz, du funk y sont répertoriées, expliquées dans le détail. Un must have pour comprendre les subtilités des jeux de mots (ce que les spécialistes appellent le langage vernaculaire) employés par les chanteuses et chanteurs noirs américains pour échapper à la censure et faire passer leur message à la communauté noire américaine. Pour mémoire la ségrégation a pris fin aux USA en 1965, avec le vote de la loi sur les droits civiques.
J'en profite aussi pour signaler ici que sur le forum Wegofunk, il existe un topic dédié à la compréhension des paroles et jeux de mots utilisés dans le funk. Ca vaut le coup d'oeil.

Après ça on se sent moins bête, tout simplement !! Dire que cela ne fait pas de mal relève de l'euphémysme.

mardi 16 mai 2006

Vos émotions sur vos fringues

MoBeeline vous permet via SMS et Bluetooth d'envoyer un emoticon (vous savez les fameux smileys) qui s'affichera sur vos fringues ou celui de vos amis. Rien à dire de plus, la vidéo est là : video démo MoBeeline.

jeudi 11 mai 2006

Seleçao

2006 sera l'année du Brésil (coupe du monde oblige), afin de satisfaire également votre ouie je vous propose ma seleçao (qui est forcément réductrice, puisqu'il y a sélection je préfère parler de partage), et je ne peux parler de Bossa Nova sans parler de Vinicius de Moraes et du légendaire "En la fusa (Disc medi)," ce live a été joué à Buenos Aires en 1970 dans le club "En la fusa", en compagnie de Toquinho et Maria Creuza, un album tout en douceur où l'on retrouve le fameux "Garota de Ipanema", morceau qui, traduit en anglais : "Girl from Ipanema" et chanté par Astrud Gilberto (femme de Joao) avait permis d'introduire la bossa nova aux états-unis dans les années 60, avec l'album de Stan Getz et Joao Gilberto.
On continue dans la Bossa, Baden Powell était trés influencé par les cérémonies de Candomblé (rites vaudous), dont les rythmes ont influencés sa musique Os Afro Samba et dans son morceau "Bérimbau" il joue à la guitare la partie rythmique destinée au bérimbau.
Leader du groupe de percussions afro-brésiliens Timbalada , Carlinhos Brown sort son premier album solo Alfabetagamabetizado, on retrouve toutes ses influences funk (d'où le nom Brown), rock et samba.
Trio Mocoto avec leur album Samba rock reviennent 20 ans après avoir accompagné Jorge Ben (mais oui ! Pais tropical) dans les années 70, dans lequel on retrouve le morceau "A tonga da milonga....".

Il y a aussi Lenine avec son Na pressao, mais aussi Tom Zé et son Jogos de armar, le génie Hermeto Pascoal, Cibelle (dans l'esprit de Bebel Gilberto) je ne peux pas m'arrêter mais la fin cette page m'y oblige, allez, une dernière : la compilation Tropicalia.

Update : Quelques illustrations musicales à écouter au rythme chaloupé d'un hamac, les yeux mi-clos et une paille plantée dans la caipirinha :

A Felicidade, Vinicius de Moraes, Maria Creuza et Toquinho (En la Fusa). Le morceau est un peu coupé n'importe comment...

Berimbau - Consolação, Baden Powell, Vinicius de Moraes et Toquinho (En la Fusa)

La version de Berimbão par Jayme Marques extrait de The Vibe Vol.3. excellente compliação signalée par le non moins extraordinaire Kjb ;) Peace bro.

Pai, Baden Powell (Mojo Club Dance Floor Jazz Vol.4 1997)

mercredi 10 mai 2006

Nuits Sonores 2006 – La culture électronique investit la ville

Ca y est, le festival électro Lyonnais, AKA les Nuits sonores, est de retour pour sa 4eme édition. Pendant 5 jours et nuits (Du 24 au 28 mai 2006), Lyon va mettre de côté sa légendaire froideur pour se réchauffer à grands coups d’infrabasses et de beats, au quatre coins de la ville.

Quelques 176 artistes (ou 189 en fonction de la source) sont chargés de se relayer pour nous faire bouger. Et la programmation est on ne peut plus diversifiée : Techno, Breakbeat, House, Hip Hop, electro-jazz, techno minimale, electro-punk….

Des styles musicaux parfois très éloignés mais qui respectent toujours cette culture qui nous est chère. Et c’est tant mieux, comme ça il y en a pour tous les goûts et cela ne fait qu’améliorer le niveau d’acceptation de ce type de manif en milieu urbain.

Et vu qu’Arty Farty a trouvé sa vitesse de croisière avec l’édition 2005, pas question de changer la recette : Un soupçon de têtes d’affiches incontournables (Agoria, Laurent Garnier, Q-Bert, Colcut, Adam Freeland…), une pincée de sites originaux (Hôpital de l’Antiquaille, Chapelle de la Trinité, Piscine du Rhône, Skatepark de Gerland, Parc de la Villa Gillet…), et une bonne louche de thématiques qui vont bien (All day long, Circuit électronique, New York 1980, Turntablism…).

Un menu on ne peut plus alléchant, qui inclut les Apéros et la Sieste du dimanche après midi pour se remettre de son petit marathon.

Alors on pause son vendredi, on sort sa petite panoplie de teuffeur urbain (red bull, Carte Vélo-V et j’en passe…), et on fait son incantation en l’honneur de Ra (dieu du soleil, pour ceux qui auraient oublié leur cours d’égyptien) histoire de faire ça sous le soleil.

lundi 8 mai 2006

Les enfants de Tranquility Bay


Il y a un peu plus de deux ans je rencontre à l'occasion d'une bringue chez des potes un dénommé JR. A l'origine cadreur et directeur photo, il est passé de l'autre côté de la caméra et réalise des documentaires. Et il commence à nous parler du sujet sur lequel il travaille alors : Wwasp et leurs théories de redressement comportemental. Ils nous parle de ses aller-retours aux US, de ces adolescents prostrés qui ne veulent pas parler, des contrôles du FBI qu'ils subissent avec son collègue... Wwasp a le bras long manifestement ; avec une miriade d'entreprises US ils se sont fait une spécialité : le redressement comportemental (behaviour modification) d'adolescents dont les parents ne savent plus quoi faire...
Leur promesse est claire : quand votre fille ou votre fils reviendra de Tranquility Bay, il sera obéissant et lèvera le doigt pour parler.

Tranquility Bay raisonne comme la promesse d'un "resort" qui fleure bon des vacances familliales bercées par un alyzé des caraïbes. Seulement Tranquility Bay n'en a que la raisonnance et certainement pas l'écho.
Tout un programme...

La réalité de ces programmes est toute autre : on commence par enlever votre gamin en pleine nuit par ex., histoire de bien marquer le coup psychologiquement et ensuite il est emmené dans un "centre de redressement comportemental" (behaviour modification centre). Les parents, ont bien sur signé au préalable un contrat qui donne toute autorité aux "éducateurs" ; juridiquement c'est extrèmement bien huilé, il devient désormais quasiment impossible pour les parents de se retourner contre ces "éducateurs". Les enfants sont ainsi souvent emmenés en dehors du territoire US, dans des pays dits du tiers monde.
A cela plusieurs raisons, qui ont en commun d'être tout sauf éducatives mais qui permettent de bénéficier :

  • d'une main d'oeuvre locale peu chère : il faut fournir des dividendes aux actionnaires ;
  • d'employés peu regardants : il est plus facile de faire tabasser un môme par un gars qui en a lui-même 6 à nourir ;
  • de la complaisance de gouvernements qui récupèrent au passage quelques impôts...
  • d'interprétation souple de la convention internationale des droits de l'enfant, votée en 1989, excepté par les USA et la Somalie qui a une vraie excuse ; c'était la guerre civile et il n'y avait pas de gouvernement...

Bref il n'y a pas de petit profit... Et quand ça rend service.
Ces "services éducatifs" sont facturés au prix fort entre 25 000 $ et 40 000 $ par an. Une autre source de rentabilité de ces entreprises vient du simple fait qu'il n'y a pas de professeurs, j'entends par là de véritables profs. L'apprentissage des cours se fait seul, face à ses livres. Si à l'heure de l'interrogation, les résultats ne sont pas suffisants, les punitions voire châtiments pleuvent... jusqu'à ce que la leçon soit retenue. C'est ce que l'on pourrait appeler la pédagogie par les sévices qu'ils soient psychologiques ou physique.
Et puis les enfants peuvent doivent laver leur linge, faire le ménage, la vaisselle etc. Cela ne coûte rien non plus.

Jay Kay responsable du centre de Tranquility Bay est pour sa part content de lui, la méthode fonctionne. Il suffit de regarder les chiffres et la fin justifie les moyens. Il est originaire de l'Utah, patrie des mormons fondamentalistes, état particulièrement dur, on pourrait aussi dire le plus rétrograde des USA. Il est le fils de l'un des fondateurs de Wwasp.
Leurs méthodes sont un savant dosage de lavage de cerveau à la coréenne, d'usages sectaires, de traitements militaires etc. dans le seul et unique but d'asservir l'esprit en cassant petit à petit toutes les aspérités de l'altérité adolescente. C'est vraiment hard core et les mômes qui sortent de là n'en sortent pas indemnes, quoi qu'ils en disent.

Les échos de Tranquility Bay les voilà :
Ces quelques témoignages vous en diront plus long que tous mes bavardages. Il n'est pas nécessaire de parler couramment anglais, c'est simplement édifiant :

Les enfants perdus de Tranquility Bay - Jeudi 11 Mai à 23 heures sur France 2 dans l'émission Infrarouge.

Mise à jour : si vous avez des liens à signaler sur le sujet, merci d'utiliser les commentaires.
www.tbfight.com
Le documentaire est aujourd'hui accessible ici : Les Enfants de Tranquility Bay

vendredi 5 mai 2006

Leçon de play back

Partons en week end l'esprit libre. Depuis de nombreuses années nous avons lachance de nous gausser de ces play back magnifiques qui ont fait les heures de gloire du petit écran et de la promotion de notre variété française.

Depuis nous avons la chance d'avoir l'INA qui a mis en ligne ses archives et surtout les avancées technologiques et les promesses web 2.0 mettent à notre disposition des sites sur lesquels partager nos trouvailles vidéo.

Pour tous les chanteurs en herbe qui rêvent de célébrité et pour le plaisir de nos yeux :


Et pour être en phase et en paix avec le monde et ses différences, revenons vers les VRP, leurs vers et alitérations au service d'une prose sans détour :
Je voudrais être un nain, Les VRP (Remords et tristes pets).

""