Plutôt rock folk en mp3. Ca vient de chez Daytrotter. Des songs en pagaille pour toi qui est devant ton ordinateur, ou derrière qu'importe.
Daytrotter Songs
L'idée des DayTrotter Sessions est la suivante : des musiciens font une halte pendant leur tournée. Une paire d'heures pour un enregistrement accoustique. Cela se prête parfaitement à l'univers indie rock folk américain.
Cela m'a permis d'écouter Bonnie 'Prince' Billy, ex-Palace, aka Will Oldham et caméléon de nom bien que d'après ce que j'ai compris l'homme continue à creuser son sillon musical. Un truc que j'avais acheté à mon frère y'a quoi ? 8-10 ans. Ne me demande pas de quel album il s'agit. Je ne sais plus. Ce dont je me souviens c'est du nom : Palace Brothers. J'espère que je ne dis pas de connerie ; sinon on me corrigera, c'est aussi simple que ça.
J'ai tellement lu de trucs, d'articles sur le phénomène Will Oldham / Bonnie 'Prince' Billy que je suis content d'avoir pu en écouter un peu. Même si ce n'est qu'en mp3. Je dis bien un peu car sa production semble pléthorique. Et puis il y a cette interview, pour aller à la rencontre de cet artiste.
Je reconnais aisément que je ne suis pas un fan de ces pans musicaux. Peut être par fainéantise ou bien simplement par la trouille que me filent ces songwriters qui mettent leurs tripes à frire sur leur six cordes.
Je ne suis pas trop pressé non plus. J'ai le temps d'écouter de la musique et d'être curieux... D'ailleurs c'est bien pour cela que je vous parle des Daytrotter Sessions. Ce sont autant d'occasions d'écouter de la musique. Avec une vraie direction artistique ; pas comme ici !!!
Daytrotter Session with Bonnie 'Prince' Billy :
The Seedling - Bonnie Prince Billy
Goodbye Dear Old Stepstone - Bonnie Prince Billy
The Sun Highlights the Lack in Each - Bonnie Prince Billy
Yeah Man ! Ganja Rasta Far I ! Buy my album at the end of the gig..
Rasta Forever Irie !! Buy me teeshirt
Telle est la litanie du concert reggae de base de nos jours. Bien chiante. Sous prétexte de coolitude du Rastaman qui fume de l'herbe et se déplace nonchalament, au rythme des coups de fouet des dreadlocks sur son cul.
Ca me fait chier cette attitude. Les derniers concerts de reggae auxquels je suis allé j'ai entendu la même chose : copier-coller des premières lignes : de Ganja cool man to buy my album.. Fatiguant, inintéressant au possible et tera cliché mercantile.
Cela fait plusieurs années que j'observe ce phénomène. J'ai pas dit que j'aime pas le reggae, je n'aime pas les concerts de reggae ; souvent trop mou à mon goût ; excepté quelques groupes de ska qui lorgnent plus du côté du rock.
Le summum de la révélation a été atteint cet été au Ja'Sound de Bagnols S/ Cèze. Je ne sais même plus quelle était la date, le programme, ni l'affiche... rien. Ce dont je me souviens c'est de bandes de lascars. Côté public des dealers qui se croient dans un film de Sorcese, habillés en blanc dans un champ bien poussiéreux ; des grappes de petites babs au patchoulis les yeux conjonctivités qui ont pas compris que le soi-disant cool man qui lui fait fumer de l'herbe gratos il pense qu'à lui défoncer le cul façon Reiser ou Vuillemin ; au choix, dans la date.
Côté scène, des "artistes" qui pensent qu'à un truc : vite encaisser le cachet pour un service minimum. Et je te sers des "wheeel DJ" qui servent à masquer un manque flagrant de travail en répétition.
Un soi-disant concert de 45 mn alors qu'il fait beau, qu'il y a du monde et que t'arrêtes pas de ma dire que t'es cool. Et ben vas-y envoie, t'as pas d'extinction de voix. Bref rien de passionnant. Ca m'a fatigué. Et c'est pas la faute à un fat joint qui m'aurait planté là, pantois les pieds pris par les basses.
Donc lorsque je croise la route d'un documentaire intitulé "Le premier Rasta", avec en baseline "qui sont VRAIMENT les rastas ? Qui a fondé le mouvement, et comment ? Cette histoire n'a jamais été racontée..." et bien je m'arrête. Je regarde, je curiosite aigu.
Avouez que cela interpelle, donne envie d'en savoir un peu plus. Autant le dire immédiatement ce documentaire est réalisé par Hélène Lee. Donc confiance. S'il existe une spécialiste du reggae en France c'est elle. Journaliste, traductrice, auteur, le reggae c'est sa came, son univers et Hélène Lee ne se contente pas de clichés sunlight jamaicains.
Donc pour découvrir qui est Leonard Percival Howell, ce qu'est le Pinnacle il faudra regarder ce film d'Hélène Lee : Le Premier Rasta. En attendant vous pouvez lire le livre.
Quelques morceaux pour être complètement rasta. Vas-y c'est du bon.
Par SdC,
dimanche 28 janvier 2007 à 15:05 ::Drum n' Bass
Le dernier disque acheté est le premier disque de João Bosco. Il s'appelle tout simplement João Bosco.
Ce disque qui date de 1973 est un trésor ; un truc trouvé sous le sable d'une plage improbable. Il a longtemps été indisponible et j'ai donc eu une sacrée bonne surprise l'autre jour en fouillant dans les rayons du disquaire.
João Bosco est un poète en plus d'être un excellent guitariste. KJB13, ici rédacteur, m'avait filé une copie d'un live (Ao Vivao) de J.Bosco que j'ai égarée. L'homme est seul avec sa guitare et le public. C'est accoustique ; les gens chantent, reprennent en coeur ses chansons. Magnifique. Mais je ne l'ai plus.
En écoutant ce premier disque (João Bosco) je me suis dit qu'il fallait absolument vous faire écouter deux morceaux : Quilombo et Bernardo, O eremita, respectivement n°5 et 7 de l'album. Quilombo est un morceau d'une modernité rare. João Bosco chante en introduction en répondant aux cuivres, en particulier à la flûte. Puis soudaincoup le morceau fuse ! C'est drum n'bass et lui continue son incantation, au milieu d'un big band tout en tension. Et là tu te dis que les percussions c'est bon. Bernardo, O Ermita est dans un tout autre style. Toujours cet ensemble de cuivres et cordes savament orchestré. João Bosco chante en occupant l'espace ; ça swingue. Alors apparaît telle une hallucination auditive la guitare, wha wha. On sent le trip, le sable qui coule entre les doigts de pieds, la plage, une pointe de LSD. Dansons, ouvrons les bras sous la pleine lune do Brasil, la tête renversée.
Au départ contestataire il est devenu très publicitaire et c'est en définitive un moyen d'affirmer sa personnalité, ses idées etc. Ce concept vient de Suède. Là-bas d'ailleurs il se passe autre chose, puisque le plus vieux journal du monde stoppe son édition papier pour passer 100% online. Et oui les temps changent.
Revenons à notre coton. T-post propose de vous envoyer un T-shirt, après abonnement, qui illustre l'actualité des dernières semaines. Ce sont bien évidemment des graphistes qui designent chaque modèle et on y trouve de chouettes choses.
Comme ils l'annoncent, T-Post.se is 3% news, 97% cotton : un concept qui pète.
Pimp ton Ipod avec des vynils originaux.
Oui tu sais ces morceaux de plastique qui permettaient d'écouter de la musique. On appelait ça un disque vynil. Le petit modèle un 45 tours et le grand un 33 tours. Ton DJ préféré en a un sac plein dans son DJ bag.
Rien de tel qu'un 45 tours pour habiller ton Ipod, lui donner le style qui fait que tu déroules ton style. Tout à la fois vintage et mp3.
Et ouais Mec ! Ca se passe comme ça. Avoir un Ipod ne suffit pas : U got 2 pimp it !!!
Et là ça le fait : 45 Ipod Cases, chaque modèle est unique, comme toi.
Le modèle présenté ici est le modèle Aretha Franklin, I say a little prayer (Atlantic 1969), alors comme il est déjà vendu on écoute le morceau.
Pour l'occasion une soirée fête de lancement a lieu jeudi 25 de 20h à 4h à l'OPA, 9 rue Biscornet Paris 12°. Programme.
Digital Magma, le "pitch" du livre :
L'émergence de la musique électronique, d'une nouvelle génération d'artistes et des technologies numériques ont bousculé le paysage musical mondial. Du côté des musiciens, depuis la fin des années 80, le mouvement techno et ce que l'on nomme aujourd'hui, les musiques électroniques, ont apporté un nouveau souffle, balayant parfois l'ordre établi par le rock et la pop, et imposant de nouvelles règles du jeu : créations partagées et éphémères, sampling généralisé, règne du DJ, pratique du mix et du remix, nouvelle et micro-économie.
Mais cette révolution esthétique, qui a fini par contaminer une grande partie de la musique au cours des années 90, ne se limite pas aux seuls artistes. La démocratisation du numérique, des moyens de diffusion, d'échanges et d'écoute, transforme le rapport du public à la musique. La génération MP3, au-delà de la simple question du piratage, invente aujourd'hui de nouveaux codes, de nouvelles pratiques, qui bousculent notre façon de « consommer » la culture.
Le « digital magma » désigne ainsi aujourd'hui cette nébuleuse informationnelle dans lequel la musique, désormais dématérialisée, s'échange et se transforme. Au sein de ce vaste réseau, les règles en vigueur à l'époque du rock, du vinyle et du CD ont laissé la place à une nouvelle esthétique et de nouveaux usages sociaux et culturels.
Par SdC,
dimanche 21 janvier 2007 à 10:13 ::Hip Hop
Beat Kings: the history of hiphop est un film documentaire sur le hip hop. Cette fois-ci l'angle d'attaque retenu est celui de la production, plus précisément du producteur, l'architecte sonore, celui qui fourgue les beats. Pour comprendre, relisons DJ Premier :
"In order to even speak on hip-hop you need to know the history of the beat." - DJ Premier
Beat Kings s'attache à montrer que le rôle du producteur hiphop est central et rend hommage à ce travail de studio sans lequel aucun MC ne peut briller sur les feux de la rampe.
Mais la tendance s'inverse de puis quelques années de manière plus visible avec la reconnaissance accordée à des Timbaland, Kayne West ou Netpunes, récompensés pour leur travail de production.
Dans le documentaire c'est Mathematics (DJ du Wu-Tang) qui joue le rôle de l'interviewer pour parvenir à faire parler des gars qui ont chacun leurs petits secrets et qu'ils gardent bien jalousement loin des oreilles de leurs potes/concurrents.
Le film sort le 23 janvier aux States (bien prononcer staiiites) mais vous pouvez dores et déjà pré-commander (grâce à toutes ces fabuleuses nouvelles technologies).
Pour patienter une mixtape rien que pour vos oreilles : la selecta réalisée par Mathematics & Statik Selektah est imparable : Beat Kings Free Mixtape.
Tant qu'on est dans l'histoire du hiphop, revenons rapidement sur The Message.
Le premier succès commercial hiphop attribué à GrandMaster Flash. Ce qui a fait sa gloire, au moins en partie. Il semblerait que la vérité ne soit pas si simple.
Un documentaire anglais a enquêter auprès des musiciens qui tournaient en studio à l'époque. On y retrouve en autre Doug Wimbish, bassiste de Living Colour.
Pas de label, pas de maison de disque, pas de distributeur et pas besoin finalement pour vendre des wagons de singles.
Ca se passe en Angleterre et la semaine dernière ce groupe a atteint la 31° place des ventes de singles. Toutes leurs ventes ont été faites en ligne (download). Et ça les fait bien marrer les gars de Koopa :
It's almost like the boot's on the other foot and we're saying to the record labels: 'Well, you've got to come to us and impress us and make us want to sign to your label', rather than us going to them
MySpace Music se branle s'en sert évidemment pour se faire un gros coup de buzz. Koopa est présenté comme le First Ever Unsigned MySpace band to hit the top 40...
Reste plus qu'à voir qui va les signer et comment va tourner leur affaire. Resteront-ils alternatifs pour célébrer le retour du Rock ?
Les bonnes chutes de neige qui font du bien se font rares cette année, sauf peut être pour quelques chanceux qui profitent d'un micro-climat bien curieux vues les températures printannières du moment.
En attendant que les pizzas tombent du ciel, petit clin d'oeil aux chutes de février 2005, qui avaient transformé la ville pendant quelques jours.
Donc petit collage photo-video, entre paysages urbains et d'altitude, sur "Back in the days" de "The Pharcyde", sur je ne sais plus quel album, au début des années 90.
Je vous ai touché deux mots de Ropeadope, ce label qui passe à l'ère 100% digitale.
Pour fêter leur mue (sicale - arf! arf!) Ropeadope offre quelques Mp3 à grabber ici : Ropeadope digital Sampler.
C'est gratuit, légal et une bonne occasion d'aller fouiller dans leur catalogue.
Que la curiosité devienne votre meilleur défaut !
Alice Coltrane (1937 - 2007), s'est éteinte vendredi dernier.
Il est difficile de parler de cette immense Dame du jazz. Son aura dépasse largement les frontières de la musique.
Seconde épouse de John Coltrane, je crois que l'on peut dire (sans trop de risque) que si John Coltrane a pu écrire quelques uns des morceaux mythiques du jazz, devenu des standards, c'est en partie grâce à elle. C'est elle qui lui a permis de trouver une forme de paix intérieure qu'il a su transcender dans ses compositions ; elle est certainement en partie à l'origine de ce "supplément d'âme" dans la musique du saxophoniste.
Alice Coltrane était aussi une grande musicienne. Poly-instrumentiste, elle jouait de la harpe, de l'orgue et du piano. C'est elle qui remplace McCoy Tyner (et ce n'est pas rien) au sein du groupe de John Coltrane en 1965.
Elle a aussi joué avec certains des plus grands du jazz, peut-être pas les plus connus du grand public, mais certainement parmi les plus influents : Pharoah Sanders, Joe Henderson, ou Rashied Ali pour ne citer qu'eux.
Une citation d'Alice Coltrane, qui résume à mon sens totalement son approche de la musique et plus largement de la vie :
"Music is spiritual".
"It's invisible and that's where your faith comes in. It can be seen. It has shape. It has form. Music comes from within your heart, within your soul." Via Allaboutjazz.com
Deux albums d'Alice Coltrane que je vous recommande les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes :
Journey In Satchidananda - (Impulse, 1970), un monument musical avec Pharoah Sanders, Charlie Haden, Rashied Ali.
Non, ce n'est pas une exclu du goûter qui vous annonce qu'après Coluche, Dieudonné (qui ça ?) et Lionel Jospin, un nouveau comique se lance dans la mêlée présidentielle.
Par contre, cette injonction sonne le retour de Michel Muller à la télé, lui qui n'y était pas apparu depuis "non fallait pas l'invité" et les innombrables rediffusions des chefs d'oeuvre de Gérard Krawzyk dont il est assurément l'acteur culte (La vie est à nous, Wasabi, Taxi 2, Fanfan la tulipe).
Sa nouvelle émission, tous les soirs à 20h40 sur Paris Première, d'une durée de 5 mn sur 85 épisodes s'attaque aux présidentielles sous l'angle du marketing politique. Avec Muller dans le rôle du candidat entouré par toute une équipe d'experts, ce rendez-vous devrait être corrosif si l'on se base sur le souvenir de ses interventions musclés et totalement trash sur Canal Plus.
La présentation de l'émission et l'interview de Michel Muller sont sur le site de Paris Première : clique donc là
Retour immédiat en 1994 avec cette vidéo : l'annonce de la candidature de Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1995.
A l'époque l'UMP n'existe pas, c'est le RPR qui occupe le devant droit de la scène politique française et Chirac en est le président.
Dans la vidéo il annonce qu'il quitte la présidence du RPR pour se présenter à l'élection présidentielle ; petit florilège de citations en guise d'amuse-gueule : Etre dans le vent, c'est avoir un destin de feuille morte. Les vrais amis, c'est vous ! Les courtisans dépendent des fonctions et des sondages, souvent aussi du vent et de la mode.
C'est marrant mais on dirait que si les têtes changent, les stratégies politiques, elles, demeurent : la politique est un éternel recommencement.
Par SdC,
dimanche 14 janvier 2007 à 21:56 ::Divers
Et oui quelques notes au clavecin, ça change. Surtout quand il s'agit d'un authentique clavecin entièrement réalisé en lego.
Quelques 100 000 pièces de lego ont été nécessaires pour construire cette merveille qui fonctionne.
La preuve avec cet extrait : audioexample.mp3 C'est super on entend chaque pièce grincer et au fond un petit son.
Je ne sais pas pourquoi mais en entendant ça je pense à un cendrier en rotin.
Par SdC,
vendredi 12 janvier 2007 à 16:17 ::Divers
Une étude menée en Espagne révèle que 94% des billets de banque en Euros qui circulent dans la péninsule ibérique portent des traces de cocaine.
Cette info venant de la péninsule n'est finalement pas si étonnante. Déjà Edmond Rostand devait savoir des choses ou avoir des pratiques que nous ignorons. Rappelez-vous vos classiques littéraires : Cyrano de Bergerac et la célébrissime tirade des nez (Acte 1, Scène 4) :
« C'est un roc !… C'est un pic !… C'est un cap !… Que dis-je, c'est un cap ?… C'est une péninsule ! »
Ropeadope, extraordinaire label de New York monté par Andy Hurwitz annonce son passage au 100% online.
Ropeadope compte dans ses rangs des artistes tels que DJ Logic, the Dirty Dozen Brass Band, Medeski, Martin, & Wood, King Britt, Jazzanova, Antibalas, Christian McBride, the Philadelphia Experiment etc.
C'est un label récent (1999) issu de ce que l'on peut qualifier de la scène alternative. Ropeadope travaille la qualité plutôt que la quantité en suivant une ligne artistique forte et assumée. On y trouve de fortes influences jazz, des excursions hiphop, afrobeat.
Le label favorise les rencontres entre les artistes pour monter des projets "crossover" (cf. YohimbeBrothers par ex.) qui se concrétisent aussi bien sur scène avec des lives mémorables que par des disques ; une preuve d'ouverture d'esprit fruit d'une envie de promouvoir une vision de la musique qui ne s'arrête pas aux classements formatés des majors.
Ropedope est vous l'avez compris un label que j'apprécie et qui mérite qu'on s'y intéresse.
Que leur catalogue soit disponible online est une bonne nouvelle puisqu'en France la distribution des producitons Ropeadope laissait franchement à désirer.
Camarades, il est l'heure de prendre ses responsabilités, l'heure de voter. Mais rassurez-vous je ne vais pas vous parler de présidentielle. Non, il est ici question de participer à la promotion de la scène break beat française et de ses DJs, scène qui se porte plutôt pas mal...
Tous les ans, fin février, ont lieu à Londres les Breakspoll Awards: cette "cérémonie" prime les artistes, labels, clubs, radios, etc... les plus talentueux de l'année.
"Une sorte de cérémonie des Oscars, mais sans Scarlett Johanson ni Georges Clooney...".
C'est DJ Flore qui me signale ce vote : Breakspoll.com.
Comme elle est la première et que j'ai une tendresse toute particulière pour cette DJ breakbeat:
Il y a quelques années, dans ma première jeunesse!! nous organisions chaque année avec mon frère une fête pour célébrer les longues nuits d'été. Et je pense que l'une des premières fois où Flore a mixé devant 150 personnes devait être lors d'une de ces tawa estivale. De mémoire il devait aussi y avoir DJ Cherif, qui a bossé avec MeiTeiSho et aujourd'hui avec Dokhandeme. Il était aussi DJ de MCM90. Ce qui me ramène immédiatement à une K7 : Rapatitude 2.
J'arrête de radoter et vous livre sa selecta, plein de ressources et quelques impressions en filigrane sur l'actualité breakbeat en 2006.
Best Producer: Flore
The Smokey Bastard
Maelstrom
Théo
Prosper & Balda
Best Album: (pas d'album français...pour l'instant
mais vous pouvez mettre "Freakshow" de Krafty Kuts par exemple...il est pas mal !
Best Single: Flore "Need You" Splank
Théo "Funk my tricky groovy shit" Labrok
Maelstrom "Diskological" Labrok
The Smokey Bastard "Get Up & Dance" Labrok
Best Remix: Flore "Need You (Darftphunk remix)" Splank
(je suis à cours d'idées là...)
Best Compilation: (pas de compilation française cette année...)
Mais le Fabric Live des Stanton Warriors est vraiment excellent si vous voulez mon avis
Breakthrough Producer: Flore
Théo
Maelstrom
The Smokey Bastards
Breakthrough Label: Stop Record (label lyonnais, et oui monsieur !)
Breakthrough Dj: Flore
Cédric Benoit & Matsa
Best Radio Show: DeLaBreak
The Prosper Show
The MAD show
Best Club/Event: Suck my Beat (Rex)
DeLaBreak (Nuits Sonores) : j'y étais, c'était très bien- SdC
The Kanardo 2headed grafic unit, a ouvert un Kanardo blog.
Je ne les ai pas compté mais il doit y avoir non loin de 200 liens vers des magazines du monde entier de graphisme, art, photo etc.
Et bien sur plein de repérages, le tout en anglais.
Si vous ne connaissez pas Kanardo, ils avaient monté l'opération Bopano/Fake road signs. Le concept était le suivant : placer dans une ville, Lyon en l'occurence, des faux panneaux de signalisation.
1967 - 2007 : quarante ans de Funk, de grooves qui font bouger ton corps sur les dance floors.
2007 année du Funk, et une année qui commence en musique ; voilà qui pourrait être plus triste. Tant pis pour ceux qu'aiment pas le Funk ou la Funk. Ou plutôt tant mieux voilà une bonne occasion de se mettre au funk.
Un site a été crée pour l'occasion et pas par des branques, mais par une bande de funkateers passionnés et connaisseurs. Vous y trouverez un agenda de concerts de funk, une bibilographie de livres qui parlent de funk et si la musique funk était une personne...
Fruit d'un concours lancé au printemps dernier, cette compilation de remix a été réalisée en Hongrie par Tilos Radio pour promouvoir la licence Creative Commons.
Vous y trouverez une production léchée et quelques chouettes morceaux électro qui valent le détour d'oreille.
Personnellement je trouve que les sons des balkans et l'électro font assez bon ménage. Si vous en doutez je vous renvoie vers le son crossover de Balkans Beat Box, dont nous reparlerons.
Comme le son de Nomada - Tilos Radio Remixverseny est bon, le site est parfois un peu saturé ; no worries l'album est aussi chez Jamendo : Nomada.
Bref au final on trouve un bel exemple de co-création de valeur, à savoir :
une compilation festive de remixs qui se tient
un coup de pub pour le groupe qui s'est fait remixer
L'association Musique Libre à Lyon a tenu sa première réunion en décembre dernier.
Le programme de la soirée était le suivant :
20h – 20h30 : Accueil des participants (une vingtaine de personnes).
20h30 – 21h30 : Présentation de l'association, de la musique libre. Maya de Luna parle de son parcours qui l'a amenée à quitter la SACEM et à diffuser librement sa musique. Questions diverses.
21h30 – 22h15 : Discussion sur les actions et projets possibles pour promouvoir la musique libre et l'art libre en général. La discussion se prolongera par la suite, avec certains participants, dans un bar du Vieux Lyon.
Alors que TTC lance son service minitel avec 3615TTC (trailer ici si jamais) pour réchauffer les dancefloors de l'hiver et faire frotter les culs par terre, Frederic Galliano a sorti une compilation de Kuduro. Le son qui fait vriller les oreilles angolaises et affolent les booties d'Angola.
C'est simple t'as mixé toute la soirée et t'es fatigué. Ton seul souhait c'est soit emballer cette poupée pour enfin savoir si ses cils sont vrais ou des fakes ; soit ranger tes gallettes pour gentiment te rentrer : marcher un peu seul dans le froid comme il s'est arrêté de pleuvoir.
Mais y'a toujours cette bande d'énervés sur la piste pour danser. Alors pour toi une idée. Envoyer quelques tracks de kuduro.
Comme on est entré dans l'ère du tera, voilà du dance floor tera speed. Même le plus speedé va fatiguer. Entre nous si tu possèdes aussi quelques galettes Drum n'Bass do Brasil tu devrais aussi te régaler.
Je pense à Elisa, do Brasil elle aussi, a-t-elle rencontrée Jahbass ?
Dubitatif tu es. Raison tu as. Je ne comprends pas. Alors voilà :
Par SdC,
lundi 8 janvier 2007 à 11:35 ::Video Clip
Cette animation est vraiment hallucinante. Aussi bien par la créativité qui est amenée que par la sélection d'albums et de pochettes présentées.
En la regardant vous serez certainement comme moi : on ne peut s'empêcher de se dire que l'on connait (ou tout du moins que l'on a vu) la plupart de ces pochettes d'albums.
Sur un thème très rock 'n'roll : on retrouve tous les standards du rock ; une vraie encyclopédie du rock en 2mn33.
Impressionnant encore le travail de scénarisation puis d'animation pour ce petit bijou à regarder sans modération.
En parlant de rock, cela me donne l'occasion d'accueillir ici un nouveau rédacteur : jonZjon.
Le rock c'est son truc, la 6 cordes amplifiée façon Marshall il sait l'accorder et s'en servir. En plus jonzjon a une méchante collection de disques de rock. Pas de doute nous allons nous régaler.
Welcome jonzjon ! La rubrique rock 'n' roll is yours.
Par SdC,
dimanche 7 janvier 2007 à 15:14 ::Hip Hop
Hip Hop mon oeil est une exposition de photos. Thomas Morfin (ITV de T. Morfin sur 90bpm.com) photographie la scène française hip-hop qui lorgne sur l'électro depuis le début du millénaire :
HIP HOP MON OEIL est un portrait de l'autre scène rap française, résolument novatrice et ouverte aux sonorités électroniques.
30 artistes photographiés de 2001 à 2005 parmi lesquels La Caution, TTC, Svinkels, Triptik, Octobre Rouge, Hustla, D'Oz, DJ Feadz, Klub des Loosers, DJ Géro, Fuckaloop, James Delleck, Birdy Nam Nam...
Ces photos en noir et blanc sont mises en scène par Akroe.
Une soirée de lancement de l'exposition aura lieu le jeudi 12 janvier au Nouveau Casino à Paris.
Nombre de DJ's de cette scène hip hop électro seront réunis derrière les platines.
Vous pourrez y écouter : Dj Fab, Dj Gero, Dj Orgasmic, Para One & Tacteel, DatA, Drixxxé, Dj Pone, Dj Need, Dj Lil' Mike, Dj Crazy B; Dj Detect.
Nouveau Casino - 12 janvier à partir de 23h30 - PAF : 8 euros.