film documentaire sur Leonard Percival Howell le premier rasta

Yeah Man ! Ganja Rasta Far I ! Buy my album at the end of the gig..
Rasta Forever Irie !! Buy me teeshirt
Telle est la litanie du concert reggae de base de nos jours. Bien chiante. Sous prétexte de coolitude du Rastaman qui fume de l'herbe et se déplace nonchalament, au rythme des coups de fouet des dreadlocks sur son cul.

Ca me fait chier cette attitude. Les derniers concerts de reggae auxquels je suis allé j'ai entendu la même chose : copier-coller des premières lignes : de Ganja cool man to buy my album..
Fatiguant, inintéressant au possible et tera cliché mercantile.
Cela fait plusieurs années que j'observe ce phénomène. J'ai pas dit que j'aime pas le reggae, je n'aime pas les concerts de reggae ; souvent trop mou à mon goût ; excepté quelques groupes de ska qui lorgnent plus du côté du rock.

Le summum de la révélation a été atteint cet été au Ja'Sound de Bagnols S/ Cèze. Je ne sais même plus quelle était la date, le programme, ni l'affiche... rien. Ce dont je me souviens c'est de bandes de lascars.
Côté public des dealers qui se croient dans un film de Sorcese, habillés en blanc dans un champ bien poussiéreux ; des grappes de petites babs au patchoulis les yeux conjonctivités qui ont pas compris que le soi-disant cool man qui lui fait fumer de l'herbe gratos il pense qu'à lui défoncer le cul façon Reiser ou Vuillemin ; au choix, dans la date.

Côté scène, des "artistes" qui pensent qu'à un truc : vite encaisser le cachet pour un service minimum. Et je te sers des "wheeel DJ" qui servent à masquer un manque flagrant de travail en répétition.
Un soi-disant concert de 45 mn alors qu'il fait beau, qu'il y a du monde et que t'arrêtes pas de ma dire que t'es cool. Et ben vas-y envoie, t'as pas d'extinction de voix. Bref rien de passionnant. Ca m'a fatigué. Et c'est pas la faute à un fat joint qui m'aurait planté là, pantois les pieds pris par les basses.

Donc lorsque je croise la route d'un documentaire intitulé "Le premier Rasta", avec en baseline "qui sont VRAIMENT les rastas ? Qui a fondé le mouvement, et comment ? Cette histoire n'a jamais été racontée..." et bien je m'arrête. Je regarde, je curiosite aigu.
Avouez que cela interpelle, donne envie d'en savoir un peu plus. Autant le dire immédiatement ce documentaire est réalisé par Hélène Lee. Donc confiance. S'il existe une spécialiste du reggae en France c'est elle. Journaliste, traductrice, auteur, le reggae c'est sa came, son univers et Hélène Lee ne se contente pas de clichés sunlight jamaicains.
Donc pour découvrir qui est Leonard Percival Howell, ce qu'est le Pinnacle il faudra regarder ce film d'Hélène Lee : Le Premier Rasta. En attendant vous pouvez lire le livre.

Quelques morceaux pour être complètement rasta. Vas-y c'est du bon.