jeudi 30 avril 2009

Hadopi: la position des labels et producteurs indépendants

Enfin s'élève la voix des labels et producteurs indépendants de musique. Via la fédération et plate-forme de vente en ligne Cd1D.com
Un texte à lire absolument que je me permets de relayer ici dans son intégralité.


Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les Députés.
Hadopi : la création sacrifiée

Alors que la Loi « Création et Internet » revient très prochainement au Parlement, nous, producteurs indépendants de musique, voulons vous interpeller en apportant un éclairage radicalement différent de celui généralement promu par les grandes compagnies du disque.

Les Producteurs Indépendants de musique (communément aussi appelé Labels Indépendants) sont aujourd'hui plus de 600 en France et cumulent plus de 3 000 productions par an. Ils sont très souvent de toutes petites structures (sarl, scoop, association) comportant de 0 à 5 salariés en moyenne. Pour paraphraser le Syndicat de l'Artisanat, ils sont aujourd'hui la plus grande maison de disques de France, produisant 90% de création originale, soit généralement les première, seconde ou troisième œuvres d'artistes de tous horizons et de toutes esthétiques musicales. Très souvent hors des sentiers battus, ils représentent la véritable diversité culturelle que ce pays se flatte à raison de défendre. Sans eux, les Dominique A, Yann Tiersen, Ogres de Barback, High Tone... n'auraient jamais débuté (la liste pouvant être longue). Aujourd'hui, cette liberté de créer est menacée, car la majorité de ces structures indépendantes est au bord de l'asphyxie.

Les labels indépendants sont partagés quant à cette Loi. Pourquoi ? Parce qu'au fond, si elle rappelle le droit inaliénable des ayant droits à être rémunérés, elle en oublie la réalité vécue par des milliers d'artistes et de producteurs, en même temps qu'elle pose de vraies questions sur les libertés individuelles.

Pour les acteurs indépendants, les conditions de travail n'ont jamais été faciles et idéales, crise ou non. Mais la dévalorisation constante de la musique orchestrée par les majors a rendu ces conditions difficilement tenables aujourd'hui. Dès 2006, la mort annoncée (pour 2010) du CD, par une presse n'écoutant que les poids lourds de l'industrie musicale, a précipité cette chute du marché et conforté un large public dans la totale dévalorisation du support. Non seulement il n'en est rien, mais encore aujourd'hui, le physique représente près de 90% des ressources des producteurs indépendants. Mais dans un pays qui a laissé détruire son réseau traditionnel de disquaires au profit de chaînes omnipotentes, ces ressources traditionnelles chutent désormais, sans que le numérique vienne à les compenser. Et il y a, malheureusement, fort à parier qu'il n'en sera jamais ainsi.

La politique de fuite en avant des majors a très largement contribué à la dévalorisation de la musique. Par un discours inique contre le public, désigné comme voleur potentiel avant d'être amateur de musique, les majors ont radicalisé le phénomène, en développant en même temps une politique de prix cassé qui cherche à condamner le physique (moins rentable pour eux que le numérique). Après avoir bradé leur catalogue dans des offres parfois aberrantes (accès à l'ensemble d'un catalogue à volonté pour le détenteur de telle carte bancaire par exemple), les majors adoubent des sites de streaming tel Deezer.

Deezer est non seulement une escroquerie, mais surtout le dernier degré de la dévalorisation de la musique.

  • Deezer a fondé son succès sur la gratuité totale d'écoute de musique piratée. Il est paradoxal que les majors du disque aient depuis tant d'années vilipendées les internautes pour adouber une société commerciale qui aujourd'hui encore propose du contenu piraté.
  • Deezer n'est pas une radio. En effet, avec Deezer, vous choisissez d'écouter ce que vous voulez, quand vous voulez, autant de fois que vous voulez, là où vous le souhaitez. C'est une discothèque à distance écoutable depuis n'importe quel ordinateur ou téléphone mobile (type Iphone). Contrairement à une radio qui diffuse un programme choisie par ses soins.
  • La rémunération de Deezer aux producteurs est ridicule et inadmissible : 24 185 écoutes = 22,85 euros.
  • Mais surtout Deezer avalise auprès du public l'idée que la valeur de la musique est égale à 0. Et c'est peut-être cela le plus grave car rien ne le justifie.
  • Si l'internaute grâce à Deezer peut se construire gratuitement sa propre discothèque consultable à volonté, pourquoi dès lors achèterait-il de la musique sur les sites de téléchargement légaux ?
  • Enfin, on propage l'idée que Deezer favorise la découverte par l'internaute de nouveaux artistes. Il n'en est rien dans la grande majorité des cas. Aujourd'hui, les producteurs indépendants vendent toujours moins de disques et ne constatent pas une augmentation du public venant voir leurs artistes en concerts. Il y a bien d'autres moyens de découvrir de la musique via par exemple les réseaux sociaux type Myspace.

Avec Deezer, les majors du disque abattent la valeur de la musique au profit d'une rentabilité à court terme (combien Deezer a-t'il acheté sa « légalisation » par Universal ? Quel est la rémunération de Universal et quelle en est la répartition Universal / artiste Universal ? Les majors du disque construisent leur rentabilité de groupe puissant sur le dos des producteurs indépendants que nous sommes et dont ils font peu de cas.

A cela, nous devons remarquer qu'à aucun moment il n'est fait état de la responsabilité lourde que portent les Fournisseurs d'Accès à Internet (FAI) dans la situation actuelle. Les FAI ont construit leurs réseaux, communiqué dans leurs campagnes publicitaires et acquis leur clientèle grâce à un contenu musical qui ne leur appartenait pas. Car à quoi bon souscrire du haut débit pour recevoir de simples courriels ? De télévision on ne parlait pas il y a encore quelques mois de cela, c'est donc bel et bien essentiellement la musique qui, avec le cinéma, a été le terreau du développement de l'internet commercial. Ces fournisseurs d'accès n'ont, à ce jour, jamais reversé le moindre centime à la musique. Au contraire, ce sont les chaînes de télévision publiques qui sont désormais en partie financées par une taxe versée par les FAI, par la grâce d'une décision politique.

Le débat doit aujourd'hui changer de nature et poser les vraies questions.

  • Assigner en justice de façon systématique (et collective) les sites faisant commerce de nos contenus en toute illégalité,
  • Créer une redevance prélevée sur le chiffre d'affaires des FAI destinée à la création,
  • Eliminer définitivement les problèmes d'interopérabilité matérielle et donner la libre utilisation des fichiers acquis légalement, dans la limite de son cercle d'amis,
  • Interpeller la sacem sur la nécessité d'adapter son système de perception et de répartition aux nouveaux modèles technologiques,
  • Favoriser l'émergence de modèles économiques alternatifs aux grands conglomérats (qu'ils se définissent comme des majors ou des indépendants),
  • Réintroduire et développer le réseau de diffusion du disque physique, loin d'être mort, avec les disquaires ainsi que d'autres commerces de proximité tels les libraires, salles de concerts...
  • Lutter contre l'atrophie actuelle de l'offre physique dans les chaînes de magasins ; le disque est un objet culturel, pas un baril de lessive,
  • Intégrer plus largement les producteurs et labels indépendants dans toutes les discussions, réflexions et prise de décisions concernant la filière musique.

Il n'existe pas une solution miracle mais un ensemble d'actions concrètes à mettre en place qui puisse tout à la fois permettre tant aux internautes, qu'aux artistes et producteurs de redonner sa véritable place à la musique et sa pleine dimension artistique. Il est grand temps de s'y mettre, en laissant de côté ces combats stériles qui, on le voit bien, ne mènent décidément à rien. Car au rythme où vont les choses, il n'y aura dans quelques années que les majors du disque pour produire la musique et quelques sites adoubés par elles pour la distribuer. Il en sera alors fini des artisans de la musique que nous sommes, défricheurs depuis toujours d'une véritable diversité dans la création. Est-ce là le but recherché ?

De part l'urgence de leur situation, les producteurs indépendants que nous représentons par nos signatures, s'organisent enfin pour faire reconnaître et entendre leurs problématiques et leur importance primordiale dans la création. Nous sommes aujourd'hui prêts à prêter notre expertise et contribuer à construire enfin une vraie politique en faveur de la création, de la rémunération juste et équitable des artistes et producteurs, et d'un dialogue renforcé et constructif avec les internautes dont la grande majorité est toujours prêt à payer pour écouter de la musique.

Philippe Couderc
Président de la Feppia, fédération des Producteurs et Editeurs Indépendants d'Aquitaine (22 labels adhérents)

Eric Petrotto
Président de CD1D, fédération professionnelle de labels indépendants (100 labels adhérents)


Si vous souhaitez réagir et participer à un débat constructif :
http://www.cd1d.com/forum.php?topic=534

mercredi 29 avril 2009

Mexican Fever: Toy Selectah's Molotov cocktail

Molotov remix by toy selectah

Mexican Fusion Fever
Some may know I've been a huge fan of what we used to call fusion / crossover. It was in the last century!
Recently I decided to make a mixtape of Fusion / Crossover tunes that have been rocking me. So I'm listening, searching in my discs for my little selecta.

Molotov from Mexico
Among all these were an album by Mexican band Molotov: ¿Donde jugarán las niñas?
Back in 1997 they had a hit called Voto Latino which had gained a lot of attention in the USA; not only amongst the latin community. They would record the 2nd album with Mario Caldato Jr. End of the story for me.
12 years later cocktail
When I listened to Toy Selectah Mex More Ep there was a track that draw my attention. But i couldn't identify why. The track is called Bailen el Puto.
The solution lied in the columns of iTunes. The artist is Molotov.

No Surprise
Since I discovered Toy Selectah raverton madness I thought this guy wasn't only Mezcal locura. Now I'm sure that he's been head bangin' to some fusion / crossover stuff. These are goooood news.

mardi 28 avril 2009

German Ghetto Superstar Vs DJ Manaia Insane in the Brain

Schlachthof Bronx

Schlachthof Bronx
Les allemands de Schlachthof Bronx se nourrissent de sons des tropiques et d'ailleurs pour distiller de gros beats appuyés par de grosses basses.
Leur ghettosuperstar me rend dingue. Vous me direz ce que vous en pensez.
Pour ceux que ça intéresse, Schlachthof Bronx seront présents à Lyon pour la Jean Booty Party aux Nuits Sonores : 21 mai 2009 au Transclub. Une party dont on reparle très prochainement puisqu'on aura l'occasion d'entendre ces morceaux sur du gros son.

Dj ricardo manaia

DJ Manaia
Le portugais Ricardo Manaia, que j'avais découvert avec un titre bien rave Fatty Fatty Girl, livre de plus en plus régulièrement des remix bien péchus, taillés pour faire vibrer un dance floor à l'unisson. Cf. cette mixtape de Manaia.
Voilà une relecture d'Insane in the Brain de Cypress Hill. Mythique ? Oui pour un vieux comme moi.

vendredi 24 avril 2009

Pour ou contre ???

Garoto, Bossa nova, précurseur

Je me posais la question sur le "pour" ou "contre" le téléchargement. Qu'il soit légal ou non n'est pas la question maintenant.

Le problème pour ma part se pose différemment, par exemple si ma fille Bahia veut découvrir l'histoire de la musique brésilienne, elle a 2 solutions :

  1. Se référer à ce qu'il peut y avoir de disponible en cd ou en vinyl (et oui il y a du bon dans les vide-grenier)
  2. Rencontrer des brésiliens

Réponse 1
Effectivement si l'on se base sur ce qui a pût être réédité (pour des raisons commerciales, et finalement ce n'est pas notre souci!!!), elle peut penser que la musique brésilienne (la bossa-nova plus précisément) a commencé avec Joao Gilberto en 1958, ce qui est bien-sûr triste et totalement faux. Dès lors je me dis que le téléchargement est une solution.

Ce n'est pas la "seule" solution
Je viens de découvrir un album "Les précurseurs de la Bossa Nova 1948-1957" du label Frémeaux & Associés (le fameux O'Saravah, entre autres, c'est eux).

Frémeaux & Associés font, depuis des années, un excellent travail (de passionnés) d'archives avec d'excellents livrets explicatifs, mais malheureusement ne sont pas ou très peu visibles. Mais qui le sait ?
Donc le souci pour ma part, c'est tout d'abord, l'information, après on télécharge ou pas. Ce n'est pas une question "nationale", c'est plus une démarche personnelle.

L'intérêt du blog
Plus précisément du goûter est qu'une information circule, de dire on connaît et l'on va partager ou chouette on va découvrir (ou les 2).

Pour la réponse 2 , on attendra un petit peu ; ma fille n'a que 6 ans.
Quelques morceaux de Garoto (1950), qui est un des précurseurs de la bossa. Anibal Augusto Sardinha aka Garôto dont Joao Gilberto disait précisémment que son "jeu de guitare est l'âme du Brésil." ; ça tombe bien le morceau se nomme Alma Brasileira.
At Maïs

jeudi 23 avril 2009

Ruff N Funct!, discoRuido!

Ruff N Funct!, Shab Ruffcut, Slade Templeton

Mal au genou
En écoutant ce morceau de Ruff N Funct! : Solid G.
Le titre seul raisonne déjà comme l'appel du miel pour l'ours qui passe dans le parage ombré.
Or je suis cet ours gourmand et râleur comme Jean-Pierre Bacri, le genou gauche façon pastèque. Je pose mes fers à repasser de cul de jatte momentané et j'agite mes bras tel un dément du 19° à l'écoute de ce track puissant.

Ruff N Funct!
Sous ce nom se cachent 2 activistes péchus: l'anglais Shab Ruffcut et l'américain Slade Templeton (Defunct!).
Deux poids lourds, comme ce track qui saura vous faire plier les genoux et lever les bras. Enjoy.
discoRUIDO! from Mexico
Then grab the love of discoRUIDO! featuring la voix délicieuse de Mercedes Nasta. Beautiful cover from Mexico.

Ruff N Funct! energy Vs discoRUIDO! love
When UK producer Shab Ruffcut and US producer Slade Templeton joined their forces we could expect a killer track. I bet Solid G will rock your booties babies.
Cuidado hombres. Listening to the beautiful voice of Mercedes Nasta is pure danger: you might fall in love at once. Say thank to discoRUIDO! and share the love of this cover.

mercredi 22 avril 2009

Pirates en réseau, contre Hadopi

Reseau des pirates contre hadopi

Nous sommes des millions, ils font de nous des pirates.

Je prends le parti des pirates.
Ils sont, nous sommes, des millions, en France, chaque jour à échanger des oeuvres: des tubes, des films à la mode, mais aussi des films et des disques rares, introuvables, des œuvres oubliées ou «tombées» dans le domaine public.

Ces pratiques sont là pour durer. Elles sont inscrites dans la révolution numérique.
Les tentatives d'interdire les échanges sur Internet - par l'intimidation ou par le filtrage - sont vaines.
Leur coût en termes de libertés publiques est inacceptable.
Cantonnées dans la clandestinité, ces pratiques de partage ne donnent pas, il est vrai, le meilleur d'elles-mêmes.
C'est au grand jour qu'elles révéleront toutes leurs potentialités.

Il est grand temps de reconnaître ces pratiques. De cesser cette guerre contre le public et la jeunesse.
En attendant ce jour, je prends le parti des pirates.

Je déclare que je suis l’un d’entre-eux.
Je déclare avoir consommé, remixé ou diffusé des œuvres culturelles.
Alors, pour eux je suis un pirate.

Sur reseaudespirates.org, vous pouvez :

FAITES PASSER / SPREAD THE WORD

"Réseau des Pirates" Pact (English Translation)
Translation of the preamble to the pact of the Réseau des Pirates, by Techné Mag

mardi 21 avril 2009

Mashup: Requiem for a Witness

mashup roots manuva serge gainsbourg

Mashup by Paris DJ Sound System

La réunion de deux morceaux que j'aime vraiment beaucoup.
A savoir d'un côté Witness tera tube de Roots Manuva et de l'autre le toujours tera Requiem pour un con de Serge Gainsbourg.
Un track testé grandeur nature sur les dance floors du monde entier.

Made in France
Ce mashup des producteurs français associe le meilleur du hip hop UK et le best de la pop française. Get it.
Aussi une occasion pour moi et nous de réécouter l'original de Manuva. On ne s'en lasse pas.
Et plutôt que livrer ici l'original de Gainsbourg, voici son Requiem pour un twister (et non pas pour un twitter).

vendredi 17 avril 2009

Toy Selectah: The Mex More EP (Free)

Toy Selectah, Mex More EP

Toy Selectah Free EP
Toy Selectah livre Mex More via Mad Decent. Un EP dans lequel vous trouverez quelques remix et refix, le tout passé à la moulinette mexicaine qui oscille entre cumbia et raverton. C'est bouillant comme du mezcal dans la gorge d'une jeune vierge.
Toy Selectah joue avec des standards (Santogold, Justice, Boys Noize, Air...). Ceux qui suivent son actualité auront déjà entendu ces tracks ici ou là, principalement dans ses mixs.
Pour moi il manque le remix de l'anthologique No No No de Dawn Penn. A défaut j'ai glissé ci-dessous une version featuring Bounty Killer.

Toy Selectah - The Mex More EP

Raverton remix & refix
Toy Selectah remixes, refixes with his cumbia touch / raverton madness. It's hot as Mezcal in a virgin throat.
The Mex More EP is free. Thanks Mad Decent. Personal message: the Ep lacks the "Me Amas En La Cumbia Rahim Refix of Dawn Penn's No No No.

mardi 14 avril 2009

Le retour du kid de Minneapolis

Prince, Lotus Flow3r

Après l'excellent "Rainbow Children" et son live "One Nite Alone", j'avoue avoir été un peu déçu par les 2 albums qui ont suivi: "3121" et "Planet Earth", j'étais resté sur ma "faim".
Me voilà, enfin rassasié avec "Lotus Flow3r", le nouvel (triple) album de Prince.

Le 1er est un album de Bria Valente (artiste que Prince produit), le second "Lotus Flow3r" est sensiblement rock, avec de bons solos de guitare dont seul Prince a le secret, et le 3ème "MPL Sound" est assez funky avec Qtip qui apparaît en guest.

Derrière une grosse production, le kid de Minneapolis nous régale, sa musique est toujours sur un fil, à la limite de quelque chose de facile pour finalement y découvrir quelque chose de plus fin, extrêmement travaillé, comme le prouve (à nouveau) ce triple album, le son de Prince est vraiment unique.
Pour continuer à faire un pied de nez aux maisons de disques, Prince a décidé d'accorder l'exclusivité de "Lotus Flow3r" à Target, une chaîne de supermarchés américains.
A tous les niveaux, de la production à la distribution, Prince montre qu'il a encore quelques années d'avance.
Chapeau bas, Mister.

Prince, from Lotus Flow3r

mercredi 8 avril 2009

Avatarium Festival: 10 ans en 2009

Festival Avatarium, st etienne 2009

Festival Avatarium 2009
Cette 10e édition du festival Avatarium fête 10 ans de musiques et cultures alternatives. Avataria ne jette ni l'éponge ni la pioche pour défricher, déchiffrer encore et encore les contre-cultures. N'en déplaise aux chagrins, Lyon est clairement la banlieue de St Etienne.
Une direction : l'Avatarium, festival made in 42.

Parfois mieux vaut se taire
10 ans sous la bannière Mad's Co... suivis de 10 ans sous celle d'Avataria.
20 ans à creuser, toujours creuser jusqu'à naturellement nous retrouver aux pieds de la Mine... Continuellement chercher des idées, provoquer des rencontres, faire vivre les contre-cultures, engendrer réflexions et discussions, grimper aux crassiers pour hurler dans nos mégaphones et faire retentir au loin le bruit de nos musiques et de ce en quoi nous croyons... Se mélanger, se dissoudre pour mieux se recomposer plus forts et plus ouverts...


Une très belle phrase que seuls des gens doués de mémoire peuvent écrire.

Avatarium Selfish Programme
Le détail de la programmation intégrale est disponible ici.
De mon côté je voulais vous rappeler.

Vendredi 10 Avril: Techno originale et conscience du ghetto.
Projection du Documentaire "Detroit: The Cycles of The Mental Machine" de Jacqueline Caux, en présence "Mad" Mike Banks, fondateur du label Underground Resistance. Derrière ce programme radical se cache un collectif de producteurs, de musiciens et de DJ fondateurs en 1991 de ce label techno indépendant.

DJ Spooky. "Video Soul: From Wattstax to the Avant Garde". DJ Spooky, en virtuose du collage/mixage, ranimera en direct la flamme de cette mythique musique, qui savait si bien allier grooves infernaux et engagement politique. Un modèle du genre, et toute une époque...
DJ Skurge. UR. Milton Baldwin aka DJ SKURGE viendra pour un mix qui nous branchera en direct avec le son électronique de Motor-City!!! Underground Resistance. Tremplin et soutiens au quartier de Detroit, UR prône le changement par la révolution sonore. Leur musique combat la médiocrité de la culture proposée aux citoyens: "Ces programmes entretiennent la stagnation des esprits, édifient un mur entre les races et s'opposent à la paix mondiale."

Samedi 11 Avril. More Bass.
Dub Invaders. Nouveau projet des membres d'High Tone. Une expérience sonique où se succèdent "live machine" et "dj set", dub to dubstep, UK steppa, jungle, hip-hop...
Disrupt feat. Mikey Murka. Le fondateur du label Jahtari invite Mikey Murka l'un des des plus fins "singjays" anglais, activiste du légendaire Unity Sound System de Londres.
O.B.F Sound System. O.B.F, sound system initiateur des Dubquake du Zoo de l'Usine à Genève débarquent à St Etienne avec leur machine de guerre, un son installé à même le sol pour vous faire vibrer sur leurs sélections, leurs productions et leurs bonnes vibes.

Deux morceaux, comme une illustration des rencontres que provoquent les activistes d'Avataria depuis 20 ans.

mercredi 1 avril 2009

Rupa et ses poissons d'April

rupa & the april fishes

Rupa and the April Fishes
Etait présente au BabelMed 2009.
La nomade Rupa et les vagabonds April Fishes et leur album: Extraordinary rendition.

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