lundi 11 septembre 2006

Sacrée Billie


La Lady Day (surnom donné par Lester YOUNG car elle refusait d'aller chercher les pourboires sur les tables) a brulé sa vie par tous les bouts, ses frasques amoureuses, ses passages à l'ombre, ses excés de drogues et d'alcool (les cachets étaient en pourboires ou en alcool, eh! oui années 30, les années folles) n'altéreront que peu sa voix, mais auront raison de son corps qui céde en Juillet 1959 (44 ans).

Billie HOLIDAY est noire dans une amérique marquée par la ségregation raciale. Au cours de ses premiéres tournées (1938), elle est exclue des restaurants et hotels ou descendent les musiciens : WHITE ONLY.

L' année suivante, elle introduit dans son tour de chant "Strange fruit", un réquisitoire contre les lynchages de noirs dans le sud-est des Etats-unis (adaptation d'un poème d'Abel MEEROPOL, enseignant juif du Bronx, membre du parti communiste clandestin).
Columbia Records refuse d'enregistrer ce morceau. Une fois gravé sur le petit label Commodores record (1939), la chanson subit le boycott de la plupart des stations de radio.
Dans les années 50, si elle n'était pas en prison (drogue), elle passait au Carnegie hall, et quand New-York l'interdisait, elle jouait dans un petit bar dans le Connecticut jusqu'au petit matin.

Un extrait de son avant dernier album : LADY IN SATIN (1958) considéré comme son préféré, où l'on entend une scène d'enregistrement assez laborieuse sur " the end of a love affair" n.15 et le fameux strange fruit.

En totalité I'm a fool to want you, le morceau qui ouvre l'album.

mardi 5 septembre 2006

Playlist de l'été : Henri Texier, An indian's week

Henri Texier

Ca fait un paquet de temps qu'on a pas mis un peu de son ici et ça ne va pas du tout.

Entre les standards et les nouveautés, j'ai passé l'été en compagnie de bonnes galettes.

Du côté des standards, je me suis (re)gavé de l'Indians Week d'Henri Texier.
Cet album date de 1993 et c'est une pure merveille. Ici pas de tabasse mais un voyage en compagnie du contrebassiste barbu et de son Azur Quartet.
Il réunit autour de lui quelques nouveaux (à l'époque) de la scène jazz et fait appel pour enregistrer l'album, a de vieilles connaissances (Louis Sclavis et Michel Portal) qui viennent retrouver un vieux compère.
La tournée se fera en compagnie de l'Azur Quartet, soit Bojan Zulfikarpasic (piano), Glenn Ferris (trombone) et Tony Rabeson (drums). Cette première collaboration officielle a du bien fonctionner puisque depuis ces musiciens se sont régulièrement retrouvés, que ce soit en sideman ou bien pour des apparitions sur lun album de l'un ou l'autre.

Pendant leurs voyages ils sont accompagnés par Guy Le Querrec, ce qui donnera lieu à de magnifiques images, en noir et blanc.
Ce n'est pas l'envie qui m'a manqué de vous en proposer une ou deux ici, mais comme il y a déjà un morceau...

An Indian's week est un standard absolu. En un mot : achetez-le !

PS : Label Bleu fête ses vingt printemps cette année ; ce n'est pas rien pour un label, alors un label français et de Jazz !! Bravo.

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