Boiler Room à Sao Paulo avec Marginal Men

Boiler Room à Sao Paulo

On ne présente plus les Boiler Room, ces sessions au cours desquelles quelques DJs se succèdent derrière les platines. Si le concept est un succès, il arrive aussi parfois que l’on s’ennuie ferme à l’écoute.
Il y a eu quelques sessions enregistrées à Sao Paulo ; chaque édition révèle un vrai moment de musiques. Derrière les platines des DJ qui jouent vraiment, le sourire aux lèvres et derrière eux un public venu participer, danser, chanter et non pas se montrer…
Ces Boiler Room à Sao Paulo sont un moment chaleureux qui se ressent en direct dans ton casque audio devant ton écran. Et encore une fois Sao Paulo s’impose comme une capitale musicale incontournable aujourd’hui, que ce soit du côté des musiques électroniques au sens large comme de la production musicale plus orchestrées, c’est à dire avec de vrais musiciens dedans.

J’ai fait mes courses sur les internets et effectué une sélection toute personnelle de différents sets. Je vous laisse les enregistrements vidéos : une occasion immanquable de voir la technique de mix de chacun et/ou de laisser tourner.

Marginal Men : découverte #1

Je m’intéresse aux Worldwide Grooves depuis un bon moment. Cette scène mondiale réinvente les classiques, les remix, les édit, les mashupise en mêlant les sons traditionnels d’une culture musicale populaire aux influences et techniques électroniques. Je ne suis pas/plus surpris tous les jours. J’aurais même tendance à dire que cela ronronne un peu.
Les Marginal Men m’ont surpris. D’abord un bon retour sur ces sons Baile Funk qui nous ont bien renversé au milieu des années 2000. Et puis ils ajoutent une touche qui lorgne du côté de la Bass Musique qui m’est si chère. Le combo créé par les 2 gars de Marginal Men fonctionne bien : dansant et pêchu.

DJ KL Jay : découverte #2

Je ne connaissais pas Simoes Kleber aka DJ KL Jay.  Ce gars speed est pourtant un ancien puisqu’il a commencé à enchainer des disques dès la fin des années 80.
Au programme de ce set d’une heure : dextérité aux platines, grosse culture musicale Hip Hop dans le bon sens : c’est à dire sans frontières, maitrise parfaite des fondamentaux et enfin la touche brésilienne, mélange de sons durs et de morceaux de parfaits lovers.

DJ Nuts, toujours là

Cela fait longtemps que j’écoute ce que produit Rodrigo Velloso, connu sous le nom de DJ Nuts. On a écrit quelques lignes sur le blog au sujet de cet homme de Sao Paulo.
Il livre ici une fois de plus un set dans lequel il jongle facile entre anthems brésiliens, classiques Hip hop, le tout avec une fluidité technique tranquille au service de la soul et du groove balancao. Il construit en live ses propres morceaux et versions : Hommes crabes + Beastie Boys par ex.
Pur hiphop.

Enfin si de votre côté vous avez quelques découvertes qui arriveraient du Brésil, pas forcément Sao Paulo… Partagez !!!
Les commentaires sont là pour ça.

Reggaeton : une playlist 100% filles

Reggaeton chanté par des filles

Du reggaeton et des filles MC

Un mix de reggaeton composé uniquement de morceaux chantés par des filles.
Découvert via le profil de Clara ce set de quelques 40 mn fait la part belle à ce style originaire des Caraïbes, reconnaissable entre tous grâce à ses riddims particuliers et syncopés inspiré du Dem Bow.
Le reggaeton se caractérise vraiment par les emprunts effectués du côté du dancehall et du hip-hop. Pour les curieux désireux d’en savoir un peu plus sur les racines du reggaeton.

Le reggaeton : une musique musclée

L’univers dans lequel s’est créé et développé le reggaeton est l’Amérique Centrale d’abord avant de monter vers les USA et sa grosse communauté hispanique.
Une communauté qui danse, remue, et qui est plutôt un espace masculin. On pense notamment aux gangs qui structurent une partie de la population de langue espagnole.
De fait les filles ne sont pas forcément très représentées ; en tout cas pas en tant qu’artistes. Les dames sont souvent utilisées comme faire valoir dans les clips reaggaeton de chanteurs.

100% de filles dans cette playlist reggaeton

Clara livre l’intégralité des morceaux qu’elle a sélectionné pour nous faire découvrir le côté féminin du reggaeton dans cette playlist qui abaisse le niveau de phéromones d’un côté pour le faire monter de l’autre.
Son envie était de montrer et faire écouter des « chicas en reggaeton ». J’espère que cette liste vous donnera envie de creuser un peu du côté de ces artistes qui chantent, « reggaetonnent » en espagnol. Je vous glisse plus bas un lien vers une vidéo pour apprendre vos premiers pas et danser.

Noms des filles MC et de leurs morceaux :

Glory Glow- Suelta como gabete
Beibi G – Quita y pon pon
Demphra – Tilin tilin
Heidy Brown – Yo te mantengo
Adassa – La manera
Tomasa del Real – Préndelo
La Sista – Machúcalo
La Mulata – Bailame
Planta Carnívora – Sopaipigol
La Hill – Paso a paso
La Insuperable – La que ta buena soy yo
Lisa M – Así es que eh
Ivy Queen – Que lloren

Alors on l’écoute ce set mix reggaeton 100% filles ?

Avec le printemps qui déplie lentement ses rayons de soleil, je vais reprendre une publication plutôt orientée vers des musiques ensoleillées. En préparation quelques billets avec des mixs, si possible réalisées par des filles.

J’ai failli oublier : apprendre à danser le reggaeton pour épater les filles !!

Ho99o9 signe la fin de la récré

Ho99o9, c’est pas que l’attitude

Ho99o9 Live
Crédit photo : Montecruz Foto => flickr.com/photos/libertinus/

Ho99o9 interpelle et appelle à descendre dans la fosse d’un concert que j’aimerais vraiment voir en vrai. En amuse-gueule introductif voilà « Da Blue Nigga From Hell Boy » :

De solides bases musicales

Tout juste découvert par une simple vidéo : le combo Ho99o9 (cela se prononce horror) viole les fondamentaux du punk hardcore et du rap énervé pour projeter ses tracks directement en dedans tes rétines, tes tympans, et  tout autre espace de ton corps ; par exemple tes tibias.

Leur fusion est trépidante, creuse dans tous les sens et cette présentation est plutôt juste :

Ce n’est pas du rap, ce n’est pas du punk, c’est le rejeton radioactif issu de cette union.

L’ambiance n’est pas aux smileys. Ho99o9 tape dans le dur, cogne dur et le fait savoir. Les références à Bad Brains me semblent évidentes : jette une oreille sur « Cum Rag » par ex. ; on le retrouve aussi dans l’attitude du duo. Ce n’est pas pour me déplaire.
Leur utilisation de l’électro est massive

A ce jour le nombre de morceaux disponibles est encore maigre, mais les quelques EPs disponibles, principalement en téléchargement libre donnent envie d’en entendre plus ; je vous laisse faire preuve de curiosité envers ce duo qui vient du New Jerey.

Voilà la dernière livraison de cette paire de farfelus ; c’est une mixtape, et cela s’appelle « Dead bodies in the lake ».

Musique à voir Live

Ils ont joué en novembre dernier à Paris et j’espère que l’on va vite les retrouver en France, Lyon par ex.
Enfin dernier truc, vous pouvez aussi en savoir plus sur Ho99o9 en cherchant dans Google.
Fou non ?

Une image d’Ho99o9 en live pour la route :

Ho99o9 en concert
Image empruntée chez killyouridols.com

Sacrée Billie

Billie Holiday au Carnegie Hall

Billie Holiday : La Lady Day
Ce surnom lui a été donné par Lester YOUNG car elle refusait d’aller chercher les pourboires sur les tables. Billie Holiday a brulé sa vie par tous les bouts, ses frasques amoureuses, ses passages à l’ombre, ses excés de drogues et d’alcool (les cachets étaient en pourboires ou en alcool, eh! oui années 30, les années folles) n’altéreront que peu sa voix, mais auront raison de son corps qui cède en Juillet 1959. Billie Holliday a 44 ans.

Billie HOLIDAY est noire dans une amérique marquée par la ségregation raciale. Au cours de ses premiéres tournées (1938), elle est exclue des restaurants et hotels ou descendent les musiciens : WHITE ONLY.

L’ année suivante, elle introduit dans son tour de chant « Strange fruit », un réquisitoire contre les lynchages de noirs dans le sud-est des Etats-unis (adaptation d’un poème d‘Abel MEEROPOL, enseignant juif du Bronx, membre du parti communiste clandestin).
Columbia Records refuse d’enregistrer ce morceau. Une fois gravé sur le petit label Commodores record (1939), la chanson subit le boycott de la plupart des stations de radio.
Dans les années 50, si elle n’était pas en prison (drogue), elle passait au Carnegie hall, et quand New-York l’interdisait, elle jouait dans un petit bar dans le Connecticut jusqu’au petit matin.

Un extrait de son avant dernier album : LADY IN SATIN (1958) considéré comme son préféré, où l’on entend une scène d’enregistrement assez laborieuse sur  » the end of a love affair » n.15 et le fameux strange fruit.

En totalité « I’m a fool to want you », le morceau qui ouvre l’album.